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 Le début de la fin ou la fin du début ?

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Galorio
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MessageSujet: Le début de la fin ou la fin du début ?   Ven 09 Nov 2012, 19:55

Une histoire banale d’un homme ordinaire dans un monde qui ne l’est pas.

On pourrait penser que cette suite est logique non ? Et pourtant… C’est bien le monde qui est ordinaire, qui fait de nous ce que nous sommes et qui nous permet d’écrire notre propre histoire. Dans ce monde ci, je suis Galorio.
"J’ai commencé à bouger, et donc à vivre dans ce monde le 13 Martalo 600. Bien sûr je n’ai aucuns souvenirs de ces premiers regards, premiers pas, premiers mot qu’ont été les miens mais j’imagine tout grâce aux gens qui m’ont entouré à ces moments-là. J’imagine mes parents par exemple, qui maintenant dorment profondément, m’aider à marcher dans l’arrière-boutique de notre boulangerie. Le sol frais sous mes pieds encore fripés, mes genoux tremblants, désireux de vouloir retourner à terre pour m’aider à partir à quatre pattes quelque part. Ils m’en ont raconté des choses sur ma période « bébé », aussi touchante que parfois humiliantes. Oh oui croyez-moi, je l’imagine très bien. Bien sûr je m’appuie aussi de mon expérience personnelle. Avec ma petite fille Maisys . Je l’ai vu et je l’ai aidé à grandir, à avancer dans ce monde. Elle me le rend bien d’ailleurs, maintenant qu’elle est une femme.

L’adolescence, une période où l’on commence à se souvenir soi-même de nos actes ! La première chose dont je me souviens, c’est lorsque j’ai trouvé ma voie, lorsque j’ai compris à qui je devais allégeance. Oui, lorsque j’ai compris que j’allais me lier comme beaucoup avant moi, et sûrement beaucoup après moi, à Sacrieur. Mon père m’a amené dans le fameux temple de la Déesse. Un homme nous avait emmenés dans une salle entièrement faite de roche claire, tachée de symboles sanglants. Un lieu plutôt menaçant aux premiers regards oui. Qui contraste d’ailleurs avec Sacrieur puisqu’elle se veut être une déesse qui donne de sa personne pour aider les autres. Bref, au milieu de cette salle, une stèle, aussi haute que moi. Inutile de vous rappeler que j’avais plus ou moins 10 ans. Et sur cette stèle, de même manière que sur les murs, étaient dessinés de mystérieux symboles qui semblaient s’enrouler autour de la structure, remontant vers une sorte de socle au sommet de la pierre, une partie plate, creusée de sillons qui se rassemblent en son milieu en deux tous, assez larges et sombres. Mon père me posa sur une pierre destinée à me positionner face à la stèle, celle-ci m’arrivant au nombril. Je du plonger mes deux mains dans les deux trous, jusqu’au coude. Ce qu’on ne m’avait pas dit, c’est quand ces trous étaient remplis d’une substance froide et légèrement visqueuse. Matière que je ne connaissais encore que très peu : du sang. Par un phénomène que je ne connaissais pas, le sang, qui remplissait que de moitié le trou est remonté jusqu’à déborder lorsque j’y ai plongé mes bras. Ce sang c’est mis à crapahuter dans la partie plate, guidé par les petits sillons jusqu’au bord où il à commença à couler. Mon père et l’homme qui nous avait accompagné dans la salle me disaient de rester calme et de ne pas retirer mes bras. C’est ce que je faisais quand le sang qui ornait la stèle se mit à se mouvoir. Les motifs ondulaient sous mes yeux, incrédule. Puis ce fut au tour du sang contenue dans les trous. Il ne bougea pas lui mais s’éclaircit. Au début très sombre, le liquide devenait de plus en plus rouge. J’avais l’impression qu’il chauffait. Il était de plus en plus rouge ! Je commençais à avoir peur quand tout s’arrêta. Les mouvements de la stèle se calmèrent, le sang liquide arrêta son changement chromatique et mon père retenait son souffle. L’homme, posté en face de moi derrière la stèle m’adressa seulement deux phrases. La première était celle-ci :

- « Maintenant, sort tes bras. »

C’est ce que je fis. Ressortant mes bras des cavités je pu constater qu’ils étaient différents. Et pour cause : le sang s’était comme collé à mes avant-bras. Timidement, je me frotta les mains pour voir si le sang partait. Non. Etrange. Mais ce qui l’était encore plus, c’est qu’il n’interférait en rien dans mes sensations. Pas de sensation d’humidité, de lourdeur, de fraîcheur ou de chaleur. Tout était normal, comme si je n’avais rien sur les bras. C’est là que la seconde phrase de l’homme résonna dans ma tête :

- « Le sang reste sur tes bras, Sacrieur t’a donc accepté comme disciple. »

Et de là s’ensuit ma vie en tant que disciple de Sacrieur.
Quel souvenir quand même. Ça change littéralement une vie. Je me suis approprié les devoirs d’un disciple de la Vierge de fer. Je comprenais de plus en plus mon rôle en tant que tel. Je travaillais pour aider ceux qui m’étaient proches. Pour ma fille, je faisais le travail d’un père et d’une mère réunit ! Pour mes amis, je m’efforçais d’être quelqu’un sur qui l’on peut compter. A l’âge de 40 ans, un métier prédestiné aux hommes et femmes qui veulent aider leur prochain me compta dans ces rangs. Mercenaire j’étais devenu. En plus de ma famille et de mes amis, j’eu des collègues et des clients. D’autres personne à aider ! D’autres personne pour qui nous devions faire de notre mieux. Il y eu des hauts et des bas certes mais c’est cela une vie. Pas de bien sans mal et ça marche dans l’autre sens.

Une autre chose s’immisça dans ma vie au même moment ou presque. Une vraie famille. Je n’avais que ma fille au début. Plus de parent. Plus de femme. Pas de frère ni de sœur, rien, juste ma fille. Mais grâce à Sacrieur, j’avais des amis. Amis qui furent de plus en plus proche au fil du temps, avec qui, nous avions construit une famille. Nous étions réunis sous le toit d’une guilde mais ce n’était pas que ça. Je ne compte même plus les fous rires que nous avons eu. Ca partait de rien généralement, d’une parole complètement débile, nous arrivions à une ou deux heures de délires. Ou pouvait partir d’une pauvre envie de pâtisserie pour que ça devienne quelque chose d’énorme du genre une vocation très sérieuse ou d’un pète au cerveau ! On a presque tout vécu. Un membre homme, qui devint femme, pour redevenir homme, on a vu un chacha blanc dessiner des choses incroyables ! Quoi d’autre… Ah oui, un mec qui paye pas de mine comme ça mais qui arrive à casser du monstre du genre musclor tout seul, une bûcheronne qui avait deux trois soucis d’élocution mais que nous adorions voir arriver, un mec (enfin je crois) qui nous a tous fait niveau vêtement et style de combat. Il à changer de noms aussi, enfin il savait jamais trop quoi faire de sa personne alors il changeait. La dernière fois que je l’ai vu, il s’appelait Ast… Astlouille Ou un truc dans le genre et il voulait tester la voie eau pour un disciple de iop. On a eu aussi une roublarde schizo’ qui s’prenait pour ses bombes. Chaque jour on avait droit à des trucs comme « Tic, bonjour » ou « Tac, au revoir ». Y’avait moi aussi, j’avoue ne pas être très… Stable mentalement quand il s’agit de deux trois petites choses… Carrées… Moelleuses…Sucrées…. Hum. Bien sûr j’en oublie plein d’autre et je m’en excuse mais tout ça pour vous dire que ma vie fut très remplie. Je ne saurais pas dire merci à cette guilde, je n’aurai pas les mots pour. Elle m’a tellement donnée.

Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, comme les gens changent, notre famille s’est égarée et s’est divisée. C’est la vie, encore une fois. Quant à moi, étais-je une bonne chose ? Je ne sais pas, mais ce qui est sûr, c’est que c’est ma fin. Galorio ne sera plus mais c’est comme ça, c’est la vie.

La vie c’est du donnant donnant, je l’ai déjà dit je l’ai évoqué plusieurs fois, pas de bien sans mal. Pas de superbes souvenirs comme mes moments en tant que mercenaire sans souvenirs qu’on aimerait oublier à tout prix comme le départ d’un être cher. Lorsqu’une personne arrive dans ce monde, c’est au détriment d’une qui vient de lui laisser la place. Le bonheur d’une naissance avec le malheur d’une mort.
Ainsi je laisse ma place à un autre. Ultime sacrifice. J’aime le voir dans ce sens-là. Après tout, je suis un disciple de Sacrieur jusqu’au bout comme ça !

Ces quelques lignes, je ne sais pas d’où ni comment j’ai pu les écrire. Le monde dans lequel j’ai vécu, un monde qui a besoin qu’on l’aide, avait fait de moi ce que j’ai été, un disciple de Sacrieur, voué à aider mon prochain. Et j’ai pu écrire mon histoire.
Je souhaite juste à celui qui prendra ma place en ce monde… Qu’il fasse attention. Car je lui laisse ma place. La mienne, et je compte bien la récupérer…"

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By Casablanca
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