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 Morte'Lys, une vie, un destin.

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maman-ours
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MessageSujet: Morte'Lys, une vie, un destin.   Lun 24 Oct 2011, 18:37



Maman Ours finissait de répondre à sa nombreuse correspondance. Une fois son travail fini, elle s’attela à regarder les cartes, car elle venait d’avoir de nouveaux éléments concernant la recherche d’Arthur. Une fois son étude terminée, elle rangea tout son matériel. Elle se dirigea vers la porte de sortie. Un peu d’humeur flâneuse, elle se mit à se promener dans les rues de cette belle cité de Bonta. La tête dans ses pensées Maman fut tout de même, interpelée par quelques cris provenant d'un chemin sans nom, ne menant à sa connaissance nulle part. Revenant rapidement à la réalité et toujours sur le qui-vive, Maman Ours se dirigea d'un pas précipité vers les lamentations que provoquaient ces cris. A sa grande surprise elle constata que c'était une bande de gamins qui s’en prenaient sans raison apparente à un jeune garçon pauvrement habillé et serrant dans sa main une petite bourse en cuir noir, d’assez belle facture.
Elle fonça, vers ceux qui s’en prenaient au jeune garçon et les rabroua avec autorité pour qu’ils arrêtent. En la voyant arriver, les enfants prirent peur et s’en allèrent non sans dire quelques grossièretés au passage :
- qu’est-ce qu’il y a la vioque hein ??? Mêles toi de tes oignons !!!!!

- vous allez voir bande de p’tits vauriens, dit-elle d’une grosse voix,
je vais vous mettre la raclée de votre vie !!!


Une fois les enfants partis, elle se retourna vers l’objet de leurs exactions. Il était recroquevillé sur lui-même, couvert de poussière et tout tremblotant. Elle se dirigea vers lui et entrepris de le relever tout en lui disant :

- Ce n’est rien mon p’tit bout. Ils sont partis, dit-elle d’un ton assez doux et maternel.
Aller ne reste pas prostré comme ça. Lui dit-elle, sans le brusquer.
Elle put enfin le retourner et elle s’exclama. Oh sacrebleu !!!! mais tu es une fille !!!


En effet, c’était une jeune disciple écaflip. Tout en la relevant, Maman se mit à l’observer. Elle était frêle et maigre, ses habits, si on peut appeler ces haillons comme ça, étaient tout déchirés. Elle avait la bouche toute baignée de sang coagulé et peut être une ou deux dents abîmées. Maman se dit en elle-même, « mais qu’à t-il pu arriver à cette pauvre créature pour être dans cet état ? » Elle était choquée de voir cette enfant dans un tel état. « Décidément j’aurais tout vu dans ce monde si cruel, où même les enfants sont persécutés ». Horrifiée par l’aspect de la petite écaflip, elle l’a pris dans ses bras, prix une potion de orangée et alla vers sa maison la plus proche.
Arrivée chez elle, elle posa délicatement la petite et l’emmena d’office dans la salle de bain. La petite protesta, mais elle était trop faible pour résister d’avantage. Elle serait toujours contre elle sa petite bourse, comme si sa vie en dépendait.

Dans la salle de bain, Maman entreprit de laver la petite et délicatement lui enleva ses vêtement, sa petite bourse qu’elle posa à sa vue pour qu’elle ne panique pas. Une fois lavée et rafraichie, la petite commençait à ressembler à quelque chose. Elle était fort jolie, en réalité, avec ses grands yeux couleur fleur de lin, qui tiraient plus vers le violet que le bleu. Mais, on lisait la terreur dans ses yeux, ce qui avait pour effet d’assombrir son regard. Quelle est cette chose qui lui a enlevée toute joie et toute lumière dans le regard ? Cela piquait la curiosité de Maman. Elle la laissa, seule, le temps d’aller chercher des habits propres.Elle revint dans la salle de bain avec les vêtements et l’habilla, comme une mère qui habille son propre enfant.

Après cela, elle l’emmena dans la cuisine et lui prépara une légère collation pour se sustenter un tant soit peu. La nuit était déjà tombée et la petite commençait à bailler épuisée par le poids de son mystère. Maman attendit qu’elle mange et une fois le repas fini, elle la conduisit vers une des nombreuses chambres de la maison et la coucha dans un lit propre et frais en lui disant :

- C’est la chambre de ma fille Orane.
Tu seras très bien ici. Et elle se retourna pour la laisser libre de se coucher.


Mais avant de passer la porte, d’une toute petite voix effrayée elle lui demanda :

- Mais pourquoi vous êtres si gentille avec moi.
J’ai l’impression de rêver. Cela fait tellement longtemps que je… Elle éclata en sanglots.


Maman se précipita vers elle pour la prendre dans ses bras. Elles restèrent ainsi un petit moment, jusqu’à ce que la petite inconnue se sépare de cette tendre étreinte.

- Je sais que notre monde ne laisse plus la place à l’innocence et à l’entraide,
dit Maman tout doucement en la regardant, tout en tenant doucement ses épaules dans ses mains.
Mais, il y a une chose que tu dois savoir, je m’appelle Maman Ours. Je ne porte pas ce nom par hasard.
En réalité, c’est un surnom que m’a donné mon mari Ikirad, car, je n’arrêtais pas de ramasser
tous les enfants abandonnés de ce monde. Et malheureusement, tu en fais partie.
Saches que maintenant, que tu es entrée dans ma maison,
tu n’en sortiras que heureuse avec la lumière dans tes yeux et un avenir devant toi.
Et c’est une promesse que je te fais. Maintenant, va dormir nous reparlerons de tout ça demain matin.
Tu me raconteras ton histoire par la même occasion.


Tout en lui disant cela, elle la conduisit vers le lit en la poussant à s’allonger
et la recouvrit délicatement d’une couverture tissée avec des laines douces de bouftons blancs et noirs.
En quittant la chambre, Maman entendit un tout petit merci larmoyant. Et referma la porte.
Elle était furieuse, contre celui ou ceux qui ont fait du mal à cette gamine.

- Ah !! si je pouvais attraper celui qui a fait ça à cette gamine,
je lui tordrais le cou.


Elle joignit le geste à la parole et mima la scène en tordant le cou de quelqu’un d’invisible. Dans son regard de la détermination et de la fermeté.

Quand Maman avait ce regard brillant tous ceux qui la connaissent bien, savent qu’elle était partie en croisade contre le mal sous toutes ses formes. C’est pour cette raison que l’on dit d’elle : « quand Maman ours passe, la pelle trésaille, le Mal trépasse !! ». Mouahahahaaa !!!! je vais leur en faire baver à ces manants !!!

Pour se calmer elle alla dans sa cuisine et entreprit de préparer les viandes qu’elle avait chassées la veille. Elle se mit à les conserver et elle pensait les faire cuire un de ces jours. Elle découpa, désossa, coupa par catégorie ses viandes. Une fois le tout en conserve, elle les rangea dans la chambre froide situé au sous-sol de sa maison.

En remontant, elle entendit des bruits de pas légers qui provenait de son entrée. Elle émit un léger grognement, tout en se mettant sur ses gardes la main sur sa pelle, s’attendant à une attaque. Elle se demandait si ce n’était pas une personne qui en avait après la petite écaflip. Elle savait que ça ne pouvait être un proche. Ils étaient tous partis en expédition sur Frigost à la recherche d’Arthur. Les derniers renseignements que l’on avait eus nous conduisaient vers cette mystérieuse contrée.

Revenant à ces bruits, Maman, toujours les sens en alerte, se dirigea tout doucement vers l’entrée. Sortit un miroir de sa poche et le dirigea vers l’endroit d’où provenait les bruits. Tout doucement elle passa le miroir et vit effectivement une inconnue qui se dirigeait vers les chambres du haut. Cette silhouette était familière à Maman, mais elle n’arrivait pas à trouver le nom de cette personne. « arf ma mémoire me joue encore des tours. Je connais cette personne… mais où l’ai-je vu ?... » . Se dit-elle intérieurement. « Ce doux sifflement, comme l’insidieux souffle d’un serpent qui se déplace pour insuffler son poison mortel. »
Bon sang, Maman !!!! Elle sortit précipitamment sa pelle, se mit en garde avec souplesse et cria :

- Sarynox !!!!.

Surprise celle-ci, se retourna et se mit en face de Maman, tout en la regardant de haut avec un rictus aux lèvres.

- Ne te m’éprends pas ma belle. Je t’ai déjà mi la raclée
et je te ficherais encore ma pelle au derrière que tu as fort jolie. Dit Maman,
avec une extrême lenteur et d’un ton ironique.

- Hihi !!! tu me fais rire Maman Ours. Toujours aussi sûre de tes paroles.
Tu parles trop vite et tu ne te rends même pas compte de ta faiblesse,
surtout de ta vieillesse. Dit Sarynox, cyniquement.


Maman la regarda, elle n’avait pas changé, toujours aussi belle et svelte. Sarynox était une disciple sram de cercle de puissance 200. Elle était magnifique avec ses vêtements blancs. Elle avait choisi cette couleur, car quand elle tuait ses victimes, elle gardait une trace de leur sang sur elle. Une véritable psychopathe, sans foi ni loi. La vie pour elle n’avait pas d’importance. Elle tuait avec plaisir, parfois gratuitement, car ça l’amuse. En effet, Sarynox est ce qu’on appelle une tueuse à gages. Elle vend ses services au plus offrant. Tuer est pour elle sa raison de vivre. Le seul but de son existence. Maman, l’a connu petite avant qu’elle ne devienne un assassin. Avant qu’elle ne soit la disciple de l’anti vie. Et puis, il y a eu ce drame qui la changea. Elle fut témoins de l’assassinat cruel de ses parents et de son frère, alors qu’elle n’avait que 8 ans. Elle ne s’en est jamais remise. C’est son oncle qui me l’amena un matin, car il n’arrivait plus à canaliser la haine qu’il y avait en elle. Elle passait son temps à étrangler à main nu des chachas et des petits chiens chiens blancs et noirs. Il croyait qu’en me l’amenant j’allais réussir à la guérir. Mais peut-on guérir de cela ? Peut-on surmonter une telle épreuve ? Et bien Sary, m’a prouvé, qu’il y en avait qui ne s’en remettait pas. C’est ainsi qu’elle se trouvait en face de Maman, essayant de tuer sa protégée.

- Tu lui veux quoi à cette pauvre petite ?

Sary, s’humecta les lèvres d’une manière cruelle. Et regarda Maman méchamment.

- Cela ne te regarde pas, un contrat est un contrat. Dit-elle sèchement.

- Mais c’est une enfant. Tu ne peux pas être dénuée de bonté à ce point ?

- Et pourquoi pas ? tuer des enfants est tout à fait dans mes cordes.
Je ne sais pas ce que cette enfant a pu faire à mon commanditaire,
mais je dois la tuer. Je ne discute jamais mes contrats et je ne choisis pas mes cibles.


- Voyons Sary… si ça se trouve elle a peut-être vécu la même chose que toi.

- Arrêtes Maman, dit-elle d’un ton impérieux, n’essaye pas de toucher la corde sensible.
Tu sais bien que je n’ai pas de remords, pas d’états d’âme.
D’ailleurs je n’ai pas d’âme du tout. Je l’ai donné au premier démon venu.
Ma pauvre Maman, toujours aussi idiote je voie. Elle dit cette dernière phrase ironiquement.


Maman cessa de discuter et pour toute réponse saisie fermement sa pelle d’une seule main, tout en jetant une poignée de piécette sur son adversaire, celle-ci, surprise ne put éviter les piécettes et eu le réflexe de croiser ses bras en signe de défense et c’est ainsi, qu’elle reçut de plein fouet les deux coups de pelle que Maman lui infligea. Puis, elle recula en arrière et mit son sac animé à terre.

- Mouahahahaa !!! elle a de beaux restes hein la vielle comme tu dis ?

- Tu vas me le payer, persiffla-t-elle entre ses dents se donnant contenance.
Puis, elle sortit ses dagues et se jeta sur Maman.

Celle-ci fut déportée vers l’arrière et c’est le sac qui encaissa le coup. Sary, donna un autre coup de dagues sur le sac animé qui rendit l’âme. Mais, elle ne vit pas Maman, la contourner et lui assener deux bons coups de pelles Fik dans le dos. Sary poussa un juron, plus un râle qu’autre chose, et se mit à genoux, totalement abasourdis par ce qui lui arrivait.

- Mais comment as-tu osé ?!!! Toi la vielle bique, toute ridée et moche.
Dit Sarynox d’un ton haineux.

- Ça s’appelle le courage, l’honneur et la bravoure.
Des vertus que tu n’as pas et que tu n’auras jamais.
Elle dit cela d’un ton triste et consterné. Maman, ne voulait pas faire de mal à Sarynox.
Son but était de protéger l’enfant qui dormait paisiblement dans la chambre de sa fille Orane.
Lèves toi Sary et vas-t-en !! vas voir ton commanditaire et dis-lui que la petite est sous la protection
de la guilde la Table Ronde et de sa meneuse Maman Ours.
J’apprendrais la vérité et je n’aurais de cesse que de la faire éclater au grand jour.


Sarynox se leva avec difficulté et sortie en boitant de la maison sous l’œil vigilant de Maman, avec la main toujours sur sa pelle. Les srams étaient des gens assez versatiles et toujours prêt à faire un mauvais coup.

Après son départ Maman appela quelques membres de sa guilde et leur demanda de garder l’extérieure et l’intérieure de sa maison. Elle se dirigea ensuite vers la chambre de la petite. Elle dormait paisiblement et enfin cette expression de peur avait disparu de son front. Les traits étaient détendus. Une fois rassurée, elle sortit de la chambre et descendit dans la cuisine préparer du café et quelques petits encas pour tout le monde, car la nuit allait être longue…


**************************




Nous voici enfin, à l’aube d’un nouveau jour. Il n’y a pas eu d’incidents à part la venue de Sarynox. Maman était à la fenêtre une tasse de café à la main et l’air songeur. Mais qui est ce mystérieux commanditaire, qui est suffisamment riche pour se payer les services d’une des plus grande-tueuse de notre monde ? En effet, Sarynox n’est pas donné en termes de tarifs.

Son regard fut attiré par le rougeoiement naissant du ciel. Tient, mais quelle heure est-il ? Elle fixa la pendule de la cuisine. Ah ! Enfin, il est 6h00 du matin. Elle poussa un petit soupir de soulagement et se détendit un peu. On va avoir un peu de répit et je vais pouvoir aller enquêter sur ce cruel commanditaire. Elle aurait pu interroger Sarynox, mais cela aurait été trop dangereux. Elle était capable de vite se remettre et tout détruire dans une folie sanguinaire et cela juste pour se venger. C’est pour cette raison qu’elle l’avait chassée sans rien lui demander ; Maman était en nombre inférieure et la sécurité de la petite écaflip était sa priorité. Il faut toujours avoir connaissance de ses priorités, afin de ne pas se perdre dans des détails inutiles.

Elle eut un moment de découragement, elle se disait que la vie dans notre monde devenait très difficile. Elle avait beau tout faire pour aider ici et là et il y avait toujours autant de monde en détresse. Il y avait toujours des gens à aider, toujours des pauvres dans les rues, toujours autant d’orphelins… L’appât du gain était le plus fort. Comment lutter contre l’illusion d’un rêve. Le rêve de vouloir être riche à n’importe quel prix. Pour cela, les gens étaient capables de tout détruire, des vies, des familles. Même les enfants n’échappaient pas à cette illusion destructrice de vies.

Elle regardait, distraitement l’astre solaire illuminer tout doucement le ciel de ses rayons, un ou deux pious voler ici et là, un autre nous faire part de sa douce mélodie. Ce doux chant du matin, qui saluait la nouvelle journée qui s’offrait à nous. Elle émergea de ses sombres pensées et elle se dit : «voyons Maman ce n’est pas le moment de flancher, aller la vielle, remets- toi au boulot et accroches toi comme une tique de boufmouth sur ta cible ».

Soudain elle entendit un petit bruit derrière elle. Ah ! Enfin elle est réveillée, ne la brusquons pas, elle doit encore être effrayée. Puis elle dit sans se retourner :

- Bonjour ma douce.

D’une toute petite voix, elle répondit :

- Bonjour madame…

Maman se retourna avec un petit sourire, posa sa tasse sur la table et regarda la petite écaflip. Décidément elle a de fort jolis yeux, couleur fleur de lin. Elle était un peu amaigrie, mais très bien faite. A vue d’œil, elle lui donnait entre 14 et 16 ans. Pauvre petit chaton tout perdu. Le cœur de Maman se serra à cette vue. Puis s’adressant de nouveau à elle :

- Viens mon chaton prendre un bon petit déjeuner, après on parlera.
Non sans remarquer qu’elle tenait toujours serrée dans sa main la petite bourse de cuir.

Elle s’approcha timidement de la chaise que Maman lui présentait et s’assit délicatement, attendant gentiment qu’on la serve. Elle venait de se rendre compte qu’elle avait fort faim.

Maman s’attela dans sa cuisine à lui préparer un copieux petit déjeuner. Elle lui chauffa du lait de dragodinde, du bon pain tadhe, sa spécialité et deux petites entrecôtes de dragoeufs. Ça va la requinquer en un rien de temps.

A sa grande surprise, la petite se mit à tout dévorer, ne laissant même pas une miette.

- Et bien tu avais drôlement faim, lui dit-elle d’un ton surpris, puis continua.
Ça tombe bien, j’aime les gens qui ont de l’appétit, avec un large sourire, qui dévoila sa magnifique dent en or d’enutrof.


La petite toujours la bouche pleine, lui rendit un large sourire découvrant une rangée de dents fort jolie. Oh ! Ce qu’elle est belle, avec son pelage blanc comme la neige et les vêtements d’Orane lui seyaient fort bien. J’irais lui acheter des vêtements d’écaflip plus tard se dit-elle.

La petite avait fini de manger ; un peu de lait coulait aux commissures des lèvres et sans hésiter elle utilisa sa manche pour s’essuyer la bouche, ignorant la serviette que Maman avait mis à sa disposition. Maman se fit cette réflexion : « tant mieux, ça veut dire qu’elle est bien et détendue. » Et elle sourit tendrement à la petite. Elle débarrassa vite fait la table, l’essuya et lava la vaisselle. Puis se retournant vers la petite lui demanda :

- Maintenant on va aller dans le salon, s’installer confortablement et tu vas me raconter toute ton histoire.
Tout en alliant le geste à la parole, elle prit la petite par la main et l’emmena doucement vers le salon.
Mais elle résista légèrement et dit à Maman :


- Hum… on peut prendre des gâteaux et du lait pendant que je raconte ? Dit-elle l’air de rien…

- Mais oui ma douce, vas vers le salon et j’arrive avec tout ce qu’il faut. Dit-elle en souriant.

La petite s’exécuta, pendant que Maman allait chercher les gâteaux et le lait. Elle se dirigea vers le salon, vit que la petite s’était installée confortablement. Elle posa le tout sur la table et s’assit sur un fauteuil en face du sien. Puis elle demanda :

- Serait-il possible que tu me dises comment on t’appelle,

La confusion dans ses beaux yeux couleur fleur de lin, elle répondit :

- Mes parents m’ont donné le doux nom de Morte’Lys.
Oui je sais, c’est bizarre comme nom. Mais à l’endroit ça veut dire Lys mortel.
Quand je vous aurais raconté mon histoire vous saurez pourquoi, je porte ce nom.
Je viens juste de l’apprendre…


Maman regarda par-dessus son épaule, pour voir si ses amis continuaient leur ronde. Elle ne vit personne… Elle interrompit Morte’Lys :

- je suis désolée de t’interrompre, mais je dois aller m’assurer que mes amis sont bien
à leur poste et je vais aussi leur donner quelques recommandations pour qu’ils redoublent de vigilance.
On a beau être en plein jour, on ne sait jamais ce qui peut arriver.
Trop de confiance peut s’avérer dangereux de nos jours.


Elle se dirigea vers la porte d’entrée et sortie de la maison. Il y avait dehors de l’agitation dans les ateliers des forgerons. En effet, la maison de Maman Ours se trouvait en plein dans le quartier des forgerons. Elle vit tout de suite Bayka disciple eniripsa, un de ses bras droit dans la guilde qui discutait avec Osa-Nana, disciple osamodas, comme son nom l’indique, son mari. Elle les interrompit en leur demandant :

- Où sont Maelys et Café-Crème ?

Ils la regardèrent surpris et une pointe d’humour dans la voix :

- Bonjour quand même Maman.

- Rho ! Bayka, toujours le bon mot pour rire. Dit-elle en riant. Bonjour les deux amoureux,
vous étiez encore en train de discuter sur qui aime l’autre le plus ?


- Oui c’est ça Maman, moques toi de nous. Dit Bayka, avec un large sourire.

Bayka était une des fidèles de la guilde et Nana son mari était tout aussi solide. A eux deux, ils formaient un couple uni et surtout au combat, ils étaient redoutables.

- Pour répondre à ta question, dit Nana, Maelys et Café-Crème sont derrière.
Ils ont vu quelque chose de suspect du coup ils sont allés vérifier.

- Très bien, je voie que vous avez les choses bien en main.
Dit maman avec un large sourire de satisfaction qui dévoila sa magnifique dent en or d’enutrof.

- Comment va la petite ? demanda Bayka.

- Elle va très bien. Elle a dévoré le copieux petit déjeuner que je lui ai préparé
et maintenant nous sommes installées dans le salon, le temps qu’elle me raconte son histoire.
Et je vous annonce qu’elle s’appelle Morte’Lys.


- Oh ! quel joli nom ! s’exclama Bayka.

- Oui je le trouve très beau et original, ça nous change de tous ces noms
qui manquent d’originalité et dont on affuble les enfants aujourd’hui. Dit maman.

- Sinon, Maman, tu penses que Sarynox va revenir à la charge ? demanda, Nana.

Les yeux tournés vers l’horizon, elle répondit :

- Oui je pense qu’elle ne lâchera pas prise aussi facilement.
Elle est aussi collante qu’un truckikôl. C’est pour ça que je suis venue vous voir.
Pour vous demander d’être très vigilants, le temps que la petite me raconte son histoire.
Après on verra ce que l’on va faire. On établira une stratégie en fonction de ce que la petite nous dira.

- Oui tu as raison, dit Nana. Nous verrons tout ça cette après-midi.
Sinon, Maman tu as quelque chose à manger ? On a faim nous.

- Ecoute Nana tu es maître boucher, rentre dans la maison
et prépare un bon repas pour tout le monde.
Maman vit au loin, Maelys et Café-Crème, revenir de leur enquête.
Ils lui firent signe de la main, pour demander d’attendre.

- Nous avons suivi un disciple iop qui tournait un peu trop autour de la maison.
Et on a bien fait. C’est apparemment un espion. Dit Maelys, une disciple féca, d’une grande intelligence.
Nous l’avons suivi jusqu’au transporteur brigandins de Bonta.

- Oui je l’ai entendu demander qu’on l’emmène au bord de la façade de Brakmar.
Rajouta Café-Crème, d’une voix inquiète. Elle aussi est une disciple féca et très proche amie de Maman.

- Hum… Les choses se précisent donc, dit Maman. Bon je vais rentrer dans
la maison et rejoindre notre jeune protégée et je reviens vers vous pour décider d’une stratégie.
Surtout Nana n’hésites pas à prendre tes aises, mi cas es su casa, dit-elle en riant.


D’un air entendu Nana lui renvoya son sourire.

Maman se dirigea vers l’entrée de sa maison, suivie de près par ses amis, qui eux se dirigèrent vers la cuisine, alors qu’elle allait vers le salon, où Morte’Lys l’attendait sagement.

Elle remarqua que la petite ecaflip, avait mangé tous les gâteaux et bu tout le lait. Avec un sourire, elle s’assit sur son fauteuil. La petite ne cessait de jouer nerveusement avec sa petite bourse en cuir.

- Tu peux continuer ton récit Morte’Lys. Dit maman.

- Euh… Ah oui je sais…



« Donc comme je vous disais, mon père adop…, je n’arrive pas à m’y faire, pour moi c’est mon vrai père et pas l’autre... Les yeux dans le vague, elle continua son histoire, Mon père était un disciple sadida de cercle de puissance 195, qui s’appelait Sidney et ma maman une disciple écaflip de cercle de puissance 200 au doux nom de May’Beline. D’ailleurs j’ai hérité de ses yeux…dit-elle songeusement.

Un pli se forma sur son jeune front, ce qui fit dire à Maman : « si jeune et déjà la marque d’une vie difficile sur le visage. Cela ne devrait pas être possible ». Morte-Lys, continua son récit.

En vérité mon père n’est pas mon vrai père. Je viens juste de l’apprendre. Un éclair de souffrance passa dans son regard au moment où elle disait cela. Puis elle reprit son récit. Et j’ai appris bien d’autres choses par la même occasion.

Tout commença il y a six mois. Avant le fatidique évènement qui va bouleverser le reste de ma vie. Avant cela, nous vivions heureux avec maman et papa et mon petit frère Aimélius. Nous vivions dans une contrée reculées qui s’appelle la mystérieuse forêt des abraknydes sombres. J’ai fait mes preuves au combat contre la redoutable Abraknyde Ancestrale et le non moins redoutable Chêne- Moue. Au bout d’un certain temps ces deux protecteurs de la forêt et de tout ce qui y vit, nous acceptèrent et nous prirent sous leur protection.

Mais, mon histoire commence ce fameux mois de flovor. En effet, l’hiver s’était bien installé sur notre humble forêt, toutes les sèves des arbres étaient endormies au plus profond des racines. On sentait pourtant le printemps qui était proche, annoncer son arrivé et refaire vivre tous ces magnifiques arbres.

Ce fameux matin du 25 flovor, notre père décida d’aller se dégourdir un peu dehors et nous proposait de l’accompagner. Maman ravie, s’apprêtât assez rapidement et nous poussa à les accompagner. Mais, avec mon frère Aimélius, nous n’avions pas envie de sortir.

- Aller les enfants faîtes un effort et venez. Nous allons reprendre l’entraînement et vous apprendre à utiliser de nouveaux sorts.

- Moui… dit Aimélius, c’est toujours pareil avec vous.
Vous nous dîtes toujours que vous allez nous apprendre de nouvelles choses mais,
très vite vous changez d’avis, en nous disant que nous ne sommes pas prêts, ou pas assez forts…
dit-il d’un ton grognon.

- Très bien dit maman, j’aurais au moins essayé de vous motiver.

Elle mit ses plus beaux équipements de combat, puis elle partit dans un tourbillon de joie et d’impatience. Je les ai vus partir bras dessus bras dessous. Ils étaient tellement beaux tous les deux et leur amour se voyait comme le nez au milieu de la figure.

Quelques heures plus tard, ils revinrent précipitamment. Papa était blessé, s’appuyant sur maman. Autant vous dire que j’étais effrayée et mon petit frère aussi.
Mais que s’est-il passé maman ? Demandai-je à maman d’un ton très inquiet.

- Pas maintenant Morte’Lys !!! dit maman d’un ton énervé. Mets de l’eau à bouillir
et va chercher des linges propres. dit-elle en s’adressant à moi. Et toi Aimelius,
va chercher dans l’armoire le sac dans lequel je mets les potions de soins.


Nous nous exécutâmes très vite, pendant que maman couchait papa sur le canapé de la salle de repos. J’apportais l’eau et les bondages, ce qui permit à ma mère de nettoyer les plaies de papa. Je voyais que mon père souffrait atrocement, mais il ne voulait pas trop le montrer.

J’étais pétrifiée de peur. Je ne comprenais pas ce qui se passait et comment mon père a pu être blessé à ce point ? Lui le guerrier indestructible. Maman finit de tout nettoyer et a arrêté l’hémorragie. Elle prit le sac des potions de soins que mon frère lui tendait et versa quelques potions sur les plaies et en donna aussi à boire à papa. Il fut d’ailleurs vite soulagé. C’est alors qu’il prit brusquement la main de maman et lui dit :

- Je crois qu’il est temps que l’on parle aux enfants et qu’ils sachent enfin la vérité.

Maman le regarda et je vie tour à tour passer dans son regard couleur de fleur de lin, de la tendresse en nous regardant, de la peur en regardant vers le vague, puis elle acquiesça de la tête. Elle se leva, rangea les linges et les potions de soins dans leurs places habituelles, revint vers nous et s’assit à côté de papa, qui s’était mis en position assise, se sentant bien mieux que tout à l’heure. Puis maman s’adressa à nous :

- Les enfants venez-vous assoir prêt de nous. Avec votre père
nous avons des choses importantes à vous dire. Dit-elle d’un ton triste et las.
C’est à moi de tout raconter, car toute cette histoire a commencé avec moi.




***************************



« L’histoire a commencé il y a 19 ans. En cette fatidique année 622 du mois de Maisial. Le printemps cette année- là, était magnifique. Je faisais partie de l’Aurore blanche et j’étais parmi les plus hauts gradés. En effet, j’étais commandant. J’avais à mes ordres de nombreux capitaines.

Je me souviens que la guerre était quotidienne, c’était une amie sur qui nous pouvions toujours compter. On se battait pour conquérir des territoires et revenir triomphant à Bonta, avec les hourrahs des citoyens. C’est alors, que j’ai rencontré celui qui est ton véritable père : Mortalys. »

Elle arrêta son récit quand elle vit la souffrance et la révolte passer tout à tour dans le regard de sa fille. Elle n’avait jamais voulu la faire souffrir. Elle aurait tant voulu reculer ce moment encore longtemps, mais maintenant il était trop tard. Il les avait retrouvées et il fera tout pour la tuer elle et prendre possession de sa fille. Elle se reprit et la force de l’amour de l’enfant qu’elle avait devant elle, lui donna la possibilité de renforcer sa conviction pour éloigner sa fille le plus possible de ce monstre.

« Mortalys, tu l’as deviné, faisait partie de nos ennemis, Le Consulat des Tempêtes Pourpres. Il avait un grade très important au sein du Consulat. C’était un Aclamento, disciple osamoda de cercle de puissance 200. Il était d’une cruauté sans pareil et c’est pour cette raison que je lui ai caché ta naissance, je savais qu’il me tuerait dès ta naissance, t’enlevant à moi pour faire de toi un de ses lieutenants. Un sanglot s’entendit, puis elle respira profondément et continua son récit.

A chaque bataille où nous nous affrontions, il me regardait avec insistance, avec ce sourire suffisant qui m’exaspérait. Après chaque bataille, il m’envoyait un Lys Noir, me signifiant sa préférence pour moi. Il me faisait une cour sans relâche. Elle s’interrompit un instant, le temps de boire un verre d’eau que lui apporta mon frère Aimélius. Je te demande pardon Morte’Lys, mais j’ai été faible et de fil en aiguille, j’ai cédé à ses avances. Mon Dieu…. Dit-elle en mettant sa tête dans ses mains. Je regrette tant d’avoir cédé… Elle regarda sa fille et la regarda dans les yeux : mais s’il y a une chose que je ne regrette pas un seul instant, c’est de t’avoir eu. Ma magnifique fille, dit-elle, tout en caressant avec tendresse la joue de sa fille.

Oui tu es la plus belle chose avec ton frère, que la vie a pu m’apporter, j’ai commis pas mal d’erreurs dans ma vie, mais tu n’en fais pas partie. Un jour en m’envoyant un énième Lys Noir, il me donna rendez-vous dans une maison reculée dans la presqu’île de Sufokia. J’ai hésité un long moment, puis la tentation a été trop forte, je croyais que je l’aimais, mais je me trompais, c’était juste une attirance physique, le cœur n’avait rien à voir. Je suis allée au lieu du rendez-vous et quand je suis entrée dans la maison, il y avait des Lys Noirs qui jonchaient le sol. Je remarquais un petit dîné frugal qui était servi sur la table et une multitude de petites bougies posées sur l’escalier qui menait vers le haut de la maison. J’ai pensé qu’il y était. Dans l’excitation du moment, je n’ai pas réfléchie et je suis montée tout doucement, et effectivement, il était la installé près de la fenêtre de la chambre et ce qui devait arriver, arriva. Ça a été la seule et unique nuit que j’ai passé avec lui et quelques mois après, tu étais dans mes bras, petit flocon de neige fragile et tellement aimable.

Soudain, elle fronça les sourcils, puis continua avec dans la voix de la fermeté. Quand j’ai su que j’étais enceinte, j’ai paniqué, car je me suis dit qu’il ne fallait surtout pas que Mortalys, le sache. En effet, après la fameuse nuit, il n’arrêtait pas de me harceler pour que notre relation continue, mais cela était impossible. Rien que nos alignements nous éloignait l’un de l’autre. Et je savais, que lui ne voudra jamais quitter le Consulat et moi l’Aurore Blanche.
Ma grossesse commençait à se voir et je savais que ses espions n’allaient pas tarder à le lui dire. C’est à ce moment, que j’ai eu l’idée de partir, je savais qu’il allait être sans pitié et que ça allait se finir dans un bain de sang. J’avais un ami chez les selenyte et c’est votre père, Oughanir. Je lui ai raconté mon problème et je lui ai demandé conseil. Il démissionna de chez les selenyte et il me proposa d’aller nous réfugier dans la forêt des abraknydes sombres. Il possédait une maison dans cette forêt non loin de l’antre du terrible Chêne Moue.

C’est à cet endroit que tu es venu au monde, ainsi que ton frère. Après ta naissance, un sentiment d’amour se mit à grandir dans mon cœur pour Oughanir et il semblait parfaitement partagé, c’est ainsi que ton frère vînt au monde. En disant cela, le regard de ma mère croisa celui de mon père et je vie tout l’amour qu’ils se portaient. Et elle continua :
Et j’aimerais te dire ma fille, que si tu n’avais pas pointé ton p’tit bout de nez, on ne se serait jamais rencontré, c’est pour cette raison que je t’aime. Ta naissance aurait pu être un grand malheur pour moi et au contraire se fut un immense bonheur. Je t’en remercierais tous les jours de ma vie.

Voilà pour la petite histoire de ta naissance. Les gens qui nous ont agressés dans la forêt, c’est une autre histoire. Elle se leva et fit quelques pas vers la fenêtre déplaça le rideau et regarda au dehors, une fois rassurée, elle revint vers nous, se positionna face à nous, les deux mains sur les hanches, elle nous dit :

Mortalys nous a retrouvés, et il n’aura de cesse de te prendre à moi et faire de toi une démone psychopathe vouée à leur Dieu Rushus. C’est pour cette raison que toi Morte’Lys tu vas partir d’ici, papa va te donner une lettre de recommandation et tu vas te mettre sous la protection des selenytes. Je te donne aussi cette petite bourse avec des diamants dedans. Ce sera le paiement pour le service demandé. J’espère juste que se sera suffisant. Toi Aimélius, voici ta bourse et tu vas aller chez un ami à ton père à Frigost. Il t’entraînera et fera de toi le meilleur des guerriers. En disant cela maman avait des larmes aux yeux et la souffrance se lisait dans son regard. Mes petits bébés, j’ai le cœur brisé de vous voir partir d’ici, mais c’est la seule solution. Nous, nous resterons ici avec votre père et nous saurons accueillir tous les tueurs à gages qui oseront s’aventurer ici. Dit-elle d’un ton ferme.
On attendra la nuit et vous partirez, vous connaissez par cœur la région, ce ne sera pas un problème d’en sortir discrètement. Voici pour chacun une carte qui vous mènera vers vos destinations respectives. Et surtout, effacez toutes traces de votre passage dans la forêt, soyez discrets, comme nous vous l'avons enseigné. »



******************




On se leva tous pour nous préparer. Maman et papa nous donnèrent leurs dernières recommandations. C’était la dernière fois que je vie mes parents et mon frère vivants, dit-elle un sanglot dans la voix. Depuis, je n’ai plus eu de nouvelles. Elle se leva le front soucieux et les épaules légèrement voutées et se dirigea vers la fenêtre, pensant par ce mouvement, voir apparaître ceux qu’elle aimait plus que tout. Quelques larmes réussirent à s’échapper bien malgré elle.

Maman la regarda et ne put s’empêcher de se diriger vers elle et de la prendre dans ses bras. La sentant tremblante et prête à lâcher prise face à la difficulté, elle s’adressa à elle dans ces termes :

- Ma fille, si tu me permets de t’appeler ainsi, notre monde ne permet pas que tu faiblisses.
Il va te falloir t’entraîner, plus que n’importe quel guerrier. Aujourd’hui, tu es le trait d’union
entre deux alignements, tu es la preuve que l’amour peut naître entre un démon et un ange.
Même si ton père biologique, n’a pas su le dire à ta mère, sa motivation c’est l’amour et jusqu’à
ton histoire, je ne pensais pas qu’un membre du Consulat pouvait ressentir ce sentiment.
Et c’est pour cette raison, que la honte le submerge et qu’il veut effacer les preuves
de sa faiblesse en te tuant toi et toute ta famille. Je pense que ta mère et ton père,
sont morts et il ne faut plus regarder en arrière, afin que leur mort ne soit pas inutile.
Au contraire, il faut aller de l’avant, être forte pour pouvoir un jour retrouver ton frère
et devenir à ton tour quelqu’un de bien et qui saura faire la différence.


- C’est trop dur, dit Morte’Lys des sanglots plein la voix. Je ne suis pas prête à faire
ça et à surmonter toutes les difficultés qui seront sur ma route.


- Si tu savais la ressource qu’il y a en chacun de nous, toute la force que nous ne laissons jamais s’exprimer.
Il va te falloir puiser en elle. Ne laisses jamais la haine envahir ton cœur.
La seule chose qui doit mouvoir tes actes, c’est l’amour. D’une certaine manière tu représentes
à toi toute seule la victoire éclatante de ce que l’amour peut faire dans les cœurs.


Maman relâcha son étreinte et revint s’assoir à sa place :

- Viens là ma douce. Assieds-toi, dit-elle d’une voix douce. Je sais que c’est trop d’émotions
pour une jeune fille si jeune. Mais, il va falloir être forte. Si tu le permets, je vais financer
ta préparation. En premier lieu, je vais engager les meilleurs selenyte pour t’entrainer jusqu'à
ce que tu atteignes ton cercle de puissance 190. C'est tout à fait dans leurs cordes. Pour les dix derniers cercles
tu iras t’instruire auprès des plus grands Maîtres ecaflip au temple ecaflip. J’espère que tu apprendras là-bas
à communiquer avec ton Dieu qui saura te conduire avec sagesse vers ton véritable destin,
que je pressens hors norme. Tu trouveras ainsi, ta voie et tu seras armée face à la difficulté.

- Oui vous avez sans doute raison. En tous les cas, je tiens à vous remercier
de votre aide et des bons conseils que vous me donnez. C’est pour cette raison que je vais les suivre à la lettre.

- Bien, maintenant que tu es prête, c’est à toi de saisir ton destin et de le mener à bien.


Sur ces paroles, Maman et Mote’Lys se levèrent ensemble et partir là ou l’aventure de leur vie les attendait…




EPILOGUE





Elle regardait au loin vers l’horizon. Elle était perchée sur l’orme en haut du donjon craqueleur. Elle se disait que ce qu’elle voyait était magnifique et majestueux. Ses cheveux et son voile d’encre flottaient doucement au vent. Elle avait une posture majestueuse. On devinait une redoutable combattante à l’épée toche qui pendait à sa ceinture du kolosso et à la force tranquille qui se dégageait d’elle.

A son regard couleur fleur de lin, on pouvait observer une détermination sans faille face à son destin. Elle se disait qu’elle était enfin arrivée à la fin de son voyage d’initiation et d’apprentissage. Son Dieu Ecaflip lui avait, enfin montré le destin qui l’attendait et ce qu’elle allait apporter à ce monde. Elle avait retrouvé son frère depuis longtemps grâce à Maman Ours. Il vivait heureux sur Frigost et avait même trouvé femme et enfants.

Maman Ours avait raison, elle était le trait d’union entre deux redoutables ennemis. Elle était bien plus qu’un banal trait d’union, elle était une espérance de paix entre ces deux alignements. Il était enfin temps, que toute cette tuerie fratricide cesse. Et elle Morte’Lys, elle allait changer cela. Elle était la réconciliation. Elle savait que de terribles épreuves l’attendaient et qu’elle empruntait un chemin douloureux et difficile. Mais cela lui importait peu, elle avait déjà tout perdu, il ne lui restait que son destin et sa détermination face à sa mission.

Que tout paraît si beau et si paisible vu d’ici. Aizagan serait d’accord avec elle et le Maître de la Nat’Hur Flex serait du même avis. Elle apprécia ce moment de tout son être et elle se senti faire partie du cosmos et ne faire qu’un avec lui. Elle rendit grâce pour ce magnifique instant à son Dieu Ecaflip et à Maman Ours, qui sans eux, n’aurait jamais apprécié ce moment à sa juste valeur.

Son regard se crispa un instant, quand elle remarqua au loin des bandits qui étaient en train de piller un village. C’est alors que sa rêverie cessa et qu’elle se dit :

- Allons Morte’Lys, il est temps que tu ailles accomplir ta mission…

C’est à cet instant qu’elle s’élança vers son destin et que son histoire commença…




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maman-ours
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MessageSujet: Re: Morte'Lys, une vie, un destin.   Mar 06 Mar 2012, 10:18




- Maman, Maman… réveilles toi, je t’en prie…
la voix se faisait suppliante et pressante.
Si elle ne se réveille pas, je m’en voudrais pour l’éternité.


- Papa tu savais les risques que ça comportait de lui donner
ce remède de libération. Dit une autre voix plus féminine.

Ikirad, disciple sadida, se retourna vers sa fille Orane, disciple sacrieur, le visage marqué par la fatigue et l’anxiété il s’adressa à elle :

- Je me sens si démuni, je n’ai pas su la protéger.
Il disait cela tout en regardant maman-ours avec tendresse,
il lui caressa tout doucement le front et les cheveux.
Il était étonné par le visage paisible de sa femme à cet instant,
alors qu’il savait bien qu’elle était sous l’emprise d’une puissance maléfique.

Orane s’avança vers son père et posa sa main sur l’épaule :

- Viens papa, allons manger quelque chose,
il faut nous reposer pour continuer à soigner maman
et être en forme pour lutter contre ce maléfice.

D’un ton las, il lui répondit :

- Oui tu as sans doute raison, il ne faut pas oublier de fermer la porte à clé,
on ne sait jamais, dit-il d’un ton inquiet.

Il se leva en disant cela et se dirigea en même temps qu’Orane vers la porte, il jeta un dernier regard vers maman-ours qui dormait encore paisiblement, rassuré, il passa le pas de la porte et ferma avec douceur, non sans oublier d’y tourner la clé pour la verrouiller.



§§§§§§§§§§§§§





Oui elle dormait paisiblement, on pouvait voir sa poitrine se soulever doucement au rythme de sa respiration. Soudain, les doigts de sa main gauche bougèrent légèrement, puis ses paupières s’entrouvrirent imperceptiblement, voir avec hésitation.

«Ahhh !!! Quel mal de tête, j’ai l’impression d’avoir été piétinée par un troupeau de boufmouth », elle réussit enfin à ouvrir péniblement les yeux, éblouie par la lueur de la bougie qui était posée sur une petite table près du lit où elle dormait. Elle s’étira et interrompit le silence apparent de la pièce où elle se trouvait.

Les yeux enfin ouverts, elle inspecta consciencieusement la pièce, elle vit que la chambre était bien meublée, à part le lit et la table de chevet, il y avait aussi un grand canapé et un petit fauteuil, ainsi qu’une table basse, sur laquelle était disposé une coupe remplie de fruits frais. Au mur on pouvait voir des tableaux sur lesquels étaient représentées diverses scènes de la vie quotidienne de la vie bontarienne.

Elle se demandait où elle pouvait bien se trouver. Elle se dirigea donc vers une des fenêtres, mais il faisait nuit, elle ne put rien voir. Soudain, la poignée de la porte de la chambre remua… Maman, élança sa main pour saisir sa pelle et se mettre sur ses gardes, malheureusement, elle arrêta son geste là, puisqu’elle était en chemise de nuit. Elle alla au fonds de la chambre et attendit que la porte s’ouvre pour voir qui pouvait bien venir.
La porte s’ouvrit et quand elle vit qui se présentait devant elle, elle s’élança vers la personne, un large sourire sur les lèvres et s’écria :

- Iki !!! mon amour c’est bien toi ??? J’ai l’impression de t’avoir perdu !!

Ikirad son mari, eu juste le temps d’ouvrir les bras de recevoir sa femme en la serrant très fort. Dans son regard on pouvait lire autant de surprise que de joie. Il la serra très fort jusqu’à l’étouffement. Il n’en revenait pas, elle le reconnaissait. Il retrouvait enfin, sa maman-ours. Il respira avec force et la repoussa avec douceur et lui dit :

- Je n’arrive pas à en croire mes yeux, tu me reconnais enfin.
Les enfants vont être content de savoir que tu es éveillée et surtout
que tu nous reconnais.

- Mais pourquoi tu dis ça, avec de la surprise dans la voix,
bien sûre que je te reconnais, tu es mon mari tout de même, dit-elle en faisant la moue.
Puis elle reprit. Dis-moi, nous sommes où, je ne reconnais pas cette maison ?

- Nous sommes dans la maison de notre fille Orane.
Quand tu as changé, nous avons préféré te ramener ici.
Personne ne connaît l’existence de cette maison…

- Comment ça quand j’ai changé ?

- Assieds-toi maman.

Il l’a pris tendrement par le bras et l’emmena vers le canapé
où il lui demanda de s’assoir. Assieds-toi confortablement,
car l’histoire va être longue.

- Tu te souviens de Morte’Lys ?

- Oui bien sûre, répondit-elle. Ne me demande pas à qui je l’ai confiée
et où elle se trouve, pour des raisons de sécurité, je ne peux rien te dire.

- Maman quelle date crois-tu que nous sommes ?

- Et bien nous sommes le 20 fraouctor, voyons chéri, pourquoi tu me demandes ça ?

- Et bien nous sommes le 26 flovor, maman, dit-il d’un ton laconique.


Il vit maman écarquiller les yeux et pâlir, elle comprenait enfin que la situation n’était pas si normale que ça. Sa bouche s’ouvrait comme pour dire quelque chose, mais rien n’en sortit. Il sentait que la confusion régnait en elle, c’est pour cela qu’il reprit :

- Maman tu as bien compris qu’il s’est passé un temps,
dont tu n’as aucun souvenir, c’est pourquoi, je vais t’en faire le récit.

« En fraouctor, tu as pris sous ton aile protectrice, la jeune disciple ecaflip Morte’Lys. Tu te souviens qu’elle était pourchassée par son éminence grise, le célèbre Mortalis. Il n’a pas du tout aimé ton intervention et il a fait appel à la pire des choses qui existe dans notre monde. Il a commandité une magicienne qui a utilisé une ancienne magie qui a empoisonné ton esprit.

Elle a réussi on ne sait comment, à forgemager ta pelle fik avec cette ancienne magie, ce qui a eu pour effet de te changer en monstre sanguinaire. Tu étais à l’époque jeune disciple selenyte. Tu as manqué de respect aux Grands Maîtres Kayna et Le-Piaf, tu as enfreint les règles les plus sacrées du clan et tu fus mise en liste noire.

Le plus terrible a été ta propre famille. Tu ne me reconnaissais plus, ni moi, ni tes propres enfants. Un jour tu as même essayé de me tuer. Ce fut un déchirement pour moi et pour les enfants. Puis, tu as disparu. Nous t’avons cherchée partout, mais en vain.
C’est Morte’Lys, qui n’avait pas de nouvelles de toi, qui décida de nous contacter. Quand elle sut ce qui se passait, elle comprit vite que Mortalys y était pour quelque chose. C’est alors, qu’elle se mit en quête de chercher la magicienne qui avait utilisé la magie qui te détruisait. Nous avons cherché longtemps, jusqu’au moment où nous l’avons enfin trouvée. Elle nous expliqua que la magie qu’elle avait utilisée était très ancienne et qu’elle n’avait pas souvenir d’un contre-sortilège.

Nous fumes désespérés pour le coup, c’est alors qu’Orane, nous fit prendre courage et nous donna l’idée d’aller voir les plus grands spécialistes de la magie de notre monde. Nous allâmes partout, même à Otomai. Mais, rien n’y fit. Personne n’a su nous donner une indication pour contrevenir ce sortilège.

C’est Mamie-Ours, ta grand-mère, disciple enutrof qui décida d’aller faire des sacrifices de bouftous et de piou pour le Dieu Enutrof. Elle se disait qu’il n’y avait que lui pour te sauver. Nous nous sommes tous moqués d’elle, mais tu sais maman et bien elle avait raison, car tu es très aimé par le Dieu Enutrof, pour ta bonne humeur, pour tous ces enfants que tu recueilles et à qui tu donnes une éducation et un foyer aimant.
Son prêtre, nous a indiqué qu’il fallait te trouver et te ramer avec l’objet ensorcelé au Temple Enutrof.

Nous nous mîmes tous à ta recherche, se fut facile de trouver, puisque tu semais désolation et destruction sur ta route. Par contre, ce ne fut pas chose facile pour te capturer et t’amener au Temple. Maman je peux te dire, que tu as une vigueur incroyable, je ne m’étais jamais battu contre toi et bien je peux dire aujourd’hui que tu es redoutable au combat.

Nous réussîmes non sans mal à te capturer et t’emmener de force au Temple Enutrof. Tous les prêtres enutrof t’emmenèrent dans un endroit secret du temple, en nous demandant de ne pas les suivre. Je ne peux te dire ce qu’ils firent à part une potion étrange qu’ils te donnèrent devant nous. Ils te ramenèrent inconsciente et nous dirent, qu’il fallait t’emmener chez nous et attendre que tu reprennes conscience et que si l’exorcisme et le remède n’avait pas fonctionné, il fallait revenir pour tout recommencer.

Avec Orane et Ours-Soigneur, nous décidâmes de t’emmener dans la maison d’Orane, nous nous téléportâmes donc là-bas. Et voilà tu as ouvert les yeux et te voilà redevenue la maman-ours que j’ai toujours connu. Il se retourna vers elle pour l’étreindre, mais stoppa son geste quand il vit de grosses larmes couler sur ses joues.

Elle explosa en sanglot et se jeta dans les bras d’iki, tout en marmonnant, des pardons entre deux sanglots.

- Voyons mamour, arrête de pleurer et de t’en vouloir, ce n’était pas de ta faute.
Tu ne pouvais rien y faire. Il saisit maman par le menton et lui dit tout doucement,
sèches tes larmes ma douce, tu es pardonnée par tout le monde.
Le plus beau cadeau que tu puisses nous faire,
c’est d’aller mieux et de redevenir la maman que l’on connaît tous.
Tu ne peux savoir le nombre d’amis que tu as. Et combien tu es aimée.

Il la saisie par la main et l’invita à le suivre. Ils se dirigèrent main dans la main vers la porte. Elle vit qu’entre temps, le jours c’était levé, elle entendait au loin les piou chanter comme à leur habitude et la ville de Bonta s’afférer de mille bruits. Ikirad ouvrit la porte doucement et prit maman par les épaules et la poussa gentiment vers la sortie. Et là, elle découvrit un spectacle émouvant, d’une multitude de personnes qu’elle connaissait depuis toujours.

Elle fut envahie par l’émotion. Ils avaient tous dans le regard tellement d’amour, d’émotion. Oui, elle vivait un moment magique et elle comprit oh ! Combien elle était aimée et toutes ces personnes, dont la plupart sont des amis ou bien ses nombreux enfants adoptés, ces guildoux et anciens guildoux.

Chacun leur tour, elle les prit dans ses bras et les serra pour les embrasser. Des larmes, oui il en coula beaucoup, mais cela fut surtout des larmes de joie, d’une vie perdue qui était retrouvée.

Après une journée de discussion et de ripaille, tout le monde partie et alla à sa vie. Oui, maman est revenue et elle va bien. Tout le monde était rassuré.

Maman alla voir Ikirad, et lui annonça qu’elle allait faire pèlerinage au Temple Enutrof et remercier le Dieu Enutrof et ses prêtres pour l’aide qu’ils lui ont donné en la sauvant de ce sortilège. Ensuite, elle écrira au Grand Maître Kayna et au Grand Conseil Selenyte pour leur demander pardon. Elle embrassa Iki et ses enfants, prit ses affaires pour le voyage et but une potion bleue ciel pour aller au zaap le plus proche. Elle se dirigea vers le beau pays d’Amakna. Tout en marchant, elle prit plaisir à regarder la vie tout autour d’elle. Elle avait l’impression de voir toutes ces choses pour la première fois, comme si elle les découvrait. Elle se rendait compte que la vie était belle et elle en ressentait toute la beauté. Elle la traversait de part en part. Elle s’arrêta un petit moment et regarda çà et là un piou qui picore quelques graines que lui seul voyait, des bedeaux qui discutaient de choses et d’autre. Leurs habits étaient aussi bavards qu’eux. Un véritable capharnaüm d’échanges verbaux, de ventes à la criée et d’histoires d’aventures vécues.

Elle sourit intérieurement et se remplie le cœur de toute cette vie qu’elle avait perdue avec cette ancienne magie qui a failli la tuer à tout jamais. Elle frissonna à cette idée et d’un revers de la main en remettant une mèche rebelle en place, elle chassa toutes ces mauvaises pensées.
Elle arriva enfin à destination, entra d’un pas assurée dans le Temple Enutrof et se dirigea vers Elisa Granite. Avec un sourire aux lèvres, elle s’adressa à elle :

- Bonjour ! Madame Granite, je me présente à vous.
Je suis maman-ours, il y a quelques jours…

Elisa Granite, disciple enutrof, interrompit maman :

- Mais oui, je me souviens bien de toi, ma pauvre maman-ours,
tu as été victime d’une ancienne magie qui a changé ton humeur
en vilaine petite vielle enutrof.


- Oui, dit maman-ours avec un sourire gêné aux lèvres.
Je me suis remise de ce mal qui m’a frappé grâce à notre Bon Dieu Enutrof.
Je suis venue, d’ailleurs ici pour lui rendre hommage
et vous demander conseil sur ce que je pourrais faire pour ça.

- Mais, ma chère, il n’y a qu’une seule chose à faire.
C’est d’entrer dans notre coffre-fort et d’y ajouter quelques piécettes.
Notre Dieu aime bien les enutrofs généreux avec lui.


Maman-ours, écarquilla les yeux. Elle n’avait pas prévu le fait de mettre la main à la poche. Elle pensait que quelques prières et génuflexions allait suffire. Mais, là ça demandait réflexion, il s’agissait de kamas tout de même. Elle regarda vers la porte du coffre-fort, où se trouvait le trésor des enutrof, puis elle regarda dans sa bourse ce qu’elle avait… On pouvait voir une petite goutte de sueur perler à son front et un petit pli d’anxiété se forma à son front, signe d’une grande réflexion.

Elle cessa là sa réflexion, remercia Elisa Granite de son judicieux conseil et se dirigea d’un pas hésitant vers le coffre-fort.
Elle n’était encore jamais venue dans cet endroit. Son regard reflétait toute la brillance des pièces qui y était entreposées. Des pièces, encore des pièces. Elle n’en avait jamais autant vu. Soudain, elle fut prise d’une irrésistible envie de prendre autant de pièce qu’elle voulait… c’était la fièvre de l’enutrof fou. Fibrille, elle commença à rire d’un rire fou et amassa une quantité impressionnante de kamas. Mais, très vite elle se rendit compte que cela était impossible et surtout, dans un éclair de lucidité, elle se rappela pourquoi elle était ici.

- Bon sang Maman !!!! s’écria-t-elle toute seule dans cette grande salle.
Mais que fais-tu ? Tu es devenue folle ? Aller remet toutes ces pièces à
leur place et donne ce que tu dois donner en l’honneur du Dieu Enutrof qui t’a sauvé la vie.

Elle joignit le geste à la parole, jeta toutes les pièces de son énorme bourse et une larme à l’œil s’enfouilla de cet endroit, avant qu’elle ne comète l’irréparable. Elle fit un geste précipité pour dire au revoir à tous les enutrof présents dans le Temple, monta sur sa fidèle monture et s’en alla, des larmes plein les yeux. Ce fut la chose la plus difficile qu’elle eut à faire de toute sa vie. Pourvue que cela ne lui arrive plus jamais.

Une fois calmée, elle se précipita au château de La Table Ronde, pour reprendre sa guilde en main, et rassurer ses chevaliers. Une fois toutes ses affaires mises en ordre, elle se dit enfin, qu’il était temps qu’elle prenne contact avec Le Grand Maître Selenyte Kayna. En effet, il était temps de se réconcilier avec le Clan, après tout le mal qu’elle leur avait fait.

Elle alla s’assoir à son secrétaire et saisie un parchemin vierge d’une grande qualité. Elle prit sa plus belle plume et entreprit d’écrire au Grand Maître Serenithe :



« Cher Grand Maître,


c’est à genoux et plus bas que terre que je me tourne vers vous. En effet, je me doute que vous ayez gardé un très mauvais souvenir de ma personne.

Je sais que j’ai apporté le déshonneur et l’opprobre à votre Clan si irréprochable. Rien ne saurait pardonner mes actes si répréhensibles. Cependant, je me permets tout de même, avec plus d’humilité qu'il n'en faut, la honte au front et dans les mains, vous demander pardon à vous et à tout le Haut Conseil Selenyte.

Après tout, toute personne en ce monde, du moins je l’espère, à droit au moins une fois à une seconde chance. Mais, cela ne tient qu’à vous et au Haut Conseil Selenyte.

Je me sens tellement confuse et honteuse de vous avoir tant causé de peine, que j’émets le souhait de réintégrer le Clan, pour vous prouver ma valeur et réparer cette mauvaise image de ma personne que j’ai laissé auprès de vous et du Grand Conseil.

Permettez et j’en fais appel à votre miséricorde, même si les vrais selenites ne font pas dans les sentiments. Cependant, je fais appel à cette grande vertu, que j’ai cru percevoir en vous tous. Donnez-moi, cette seconde chance salvatrice, qui me donnera la possibilité de réparer les fautes du passé.
Merci, Grand Maître, de l’attention que vous prêterez à ce parchemin.

Maman-ours, meneuse de La Table Ronde et ancienne aspirant selenyte. »


Elle attacha son parchemin avec une belle ficelle de lin, saisie un tofu, accrocha le parchemin à sa pâte et le laissa s’envoler vers le destinataire du parchemin. Maman, resta un long moment à regarder dans la direction où s’est envolé le tofu. Elle respira profondément, d’un de ces soupirs si profond qui montrait bien qu’elle ne croyait pas du tout que le clan lui pardonne. Mais elle gardait au fond d’elle un espoir aussi infime soit-il. Une toute petite larme glissa doucement sur sa joue. Larme qui annonçait le deuil d’un espoir déçu…

Le 2ème jour du mois de Martalo, maman-ours reçu un parchemin cacheté aux armoiries du clan et du Grand Maître Kayna. Ce jour-là, il pleuvait, prémices d’une mauvaise nouvelle. Maman hésita un long moment avant de se décider à ouvrir le parchemin et à prendre connaissance de son contenu.

Elle tenait le parchemin dans sa main droite et faisait les cent pas dans la grande salle du château. Elle se disait, que son destin de selenyte était décidé dans ce parchemin. Elle l'ouvrit enfin et y lut le commentaire suivant :

[b]« Chère maman-ours,


Le Haut Conseil et moi-même, avons bien reçu vos excuses suite à votre comportement inexcusable sous l’égide du Clan. Nous avons, aussi reçu, votre demande de réintégration parmi-nous.

Malheureusement, nous ne pouvons accéder à votre demande. Trop de choses se sont passées et vous comprendrez, que le Clan, ne veut pas recevoir de nouvelle candidature de votre part, afin de préserver la tranquillité actuelle du Clan.

Cependant, le Clan vous pardonne vos agissements et comprend bien que vous n’étiez pas vous-même et sous l’emprise d’une ancienne magie maléfique.

Sachez, que je vous conforte dans mon amitié pour vous et que je suis toujours heureuse d’avoir de vos nouvelles et d’écouter toutes vos belles aventures que j’apprécie tant.


Votre Kayna, Grand Maître Serenithe. »
[/b]

Maman se dirigea vers une des nombreuses fenêtres de la grande salle, et pleura silencieusement pendant un long moment. Elle resta là, jusqu’à ce que l’astre du jour se couche laissant la place à l’astre de la nuit. Sortant soudain de sa torpeur, elle sortit du château, monta sur sa dragodinde et s’en alla vers la campagne sans but.

Elle se trouva à déambuler dans les rues du village d’Amakna, toujours l’âme en peine, lorsque son attention fut attirée par les pleurs d’un bébé.
Elle se dit en elle-même, encore un enfant abandonné dans ce monde cruel. Mais, à cet instant, le cœur de maman-ours était de glace pour la première fois de sa vie. Elle ne comprenait toujours pas… Son attention fut encore attirée par les cris répétés de ce bébé abandonné par la cruelle vie du monde des Douze.

Tout au fond d’elle, une petite voix se fit entendre, voix qui peina à pénétrer dans le voile de tristesse qui avait envahie le cœur de maman, mais la voix fut la plus forte. C’était cet incroyable instinct maternel que maman-ours possédait en elle depuis toujours. C’est cet abîme sans fond de son amour de la vie et des autres qui l’amena à s’éveiller à la vie et à la joie.

Elle se dit, que la vie avait de belles choses pour elle et que jusqu’à présent, elle a été plus que gâtée par elle. Maman respira, enfin, elle respira la vie, cette vie, qui la quitté un instant auparavant. Elle se dirigea d’un pas lent, vers le bébé, c’est alors, qu’elle vit, un jeune disciple iop, enragé par un quelconque maléfice, qui voulait s’en prendre au petit être sans défense, abandonné là, comme on laisse des ordures sans intérêts.
Le sang de maman ne fit qu’un tour dans ses veines, lorsqu’elle saisit sa pelle avec assurance et s’élança pour stopper le geste assassin du disciple iop. Celui-ci, ne vit pas maman s’élancer vers lui, trop occupé par son funeste objectif.

Elle lui asséna un coup de pelle magistral, mais sans pour autant, le blesser. Juste de quoi l’assommer. D’instinct, elle avait compris, que ce disciple iop était sous l’emprise de quelque chose et qu’il n’était pas lui-même. Une fois le iop immobilisé et sans danger, elle se dirigea vers le bébé, dont les pleurs avaient attiré l’attention de maman-ours et l’avait sorti de sa torpeur.

« ohh !!! Mais, quelle mignonne petite disciple sadida. Allons… chuuuttttt !!!
Voilà calme toi, tu n’es plus seule, maman-ours est là
et va bien s’occuper de toi mon petit ange ou petit démon…. »

Elle sourit en disant cela. On pouvait voir dans son regard, tout le bonheur qu’elle ressentait pour ce tout petit être. On pouvait deviner que cette enfant, allait agrandir la si nombreuse famille de maman-ours.

« Voyons, comment, vais-je t’appeler ? Hummm… Ander, oui tu t’appelleras Ander ».

L’enfant, confiant se blottie machinalement, dans les bras de maman. Elle savait d’instinct qu’elle était en sécurité avec sa petite poupée.

C’est alors, qu’elle regarda vers le disciple iop, qui sentait fort la bière d’Amakna et le sang. Elle jucha le jeune iop sur sa monture et garda le bébé dans les bras et se dirigea vers un endroit isolé. Elle trouva une petite clairière ; sortie de son sac tout ce qu’il faut pour installer un campement de fortune.

Elle trouva des couvertures en laine de bouftonmouth, très chaudes ; les étala sur le sol et entrepris d’allumer un feu. Elle allongea le disciple iop sur une des couvertures près du feu, mis une cuisse de boufmouth conservée sur une broche et la laissa cuir tout doucement sur le feu de bois. Elle mit aussi dans un petit récipient, un biberon de lait de dragodinde, à chauffer doucement au bain marie.

Enfin, elle entreprit de s’occuper du bébé sadida. Elle savait qu’il était temps de changer sa couche et surtout de la nourrir. Cependant, elle se demandait ce qu’elle allait lui mettre comme couche. Puis, elle se souvint qu’elle avait un slip d’un capitaine chafer, qu’elle avait détroussé de ses sous-vêtements pour rire. Elle se souvint qu’elle l’avait bien lavée et la gardait soigneusement pour la revendre un jour. Et oui la devise de maman, était toujours la même : « les kamas sont ma raison de vivre ».

Elle entreprit de changer la couche de la petite sadida, lorsque celle-ci, lui envoya une petite flamiche par réflexe d’auto-défense. « Rhoo !!! Petite friponne ». Lui dit-elle en souriant, « tu sais te défendre » et elle la nettoya avec un peu d’eau calme de Frigost, car elle avait les fesses un peu rouges. Cela eut un effet immédiat et la soulagea. Dès qu’elle finit de faire la toilette de la petite sadida, maman alla chercher le biberon de lait de dragodinde qui était chaud à point, regarda vers le disciple iop, pour voir s’il dormait toujours et se dirigea vers l’enfant.

Celle-ci, vit tout de suite le biberon dans la main de maman. Elle se mit à trépigner d’impatience. Maman la saisie dans les bras délicatement et lui donna son biberon. Elle le but d’une traite, tant elle avait faim et laissa échapper un gros « blurp !!! » très sonore. Elle esquissa un magnifique sourire qui laissa apparaître de magnifiques yeux couleur barbe à papa.

C’est à ce moment précis que maman l’aima et elle savait que c’était pour l’éternité. Le lien entre leur deux cœurs étaient attachés et solidement mêlés. Très vite, l’enfant s’endormie dans ses bras. Elle invoqua son coffre animé, l’ouvrit, y glissa quelques étoffes de meulou, qui allaient tenir chaud à la petite disciple sadida. Elle la déposa délicatement, puis elle vit l’enfant se blottir dans les étoffes.

Maman sentit dans son dos le regard insistant du disciple iop qui s’était enfin éveillé. Elle se dirigea vers le feu, faisant mine de remuer le feu. Elle vérifia que la cuisse de boufmouth était bien cuite, puis elle plongea son regard dans les yeux du disciple iop, surpris. Puis elle s’adressa à lui d’une voix douce, mais ferme.

- Comment t’appelles-tu, jeune disciple iop ?

- Oracion-Seis, madame, dit-il dans un souffle. Mais il fuyait le regard de maman-ours.

- Oracion-Seis… c’est un bien joli nom.


Lui dit-elle en souriant, afin de le rassurer et le mettre en confiance.

- Comment s’appelle ce que vous avez fait avec ce bébé sadida ?

- Comment ça, lui demanda-t-elle, toujours avec une voix égale.

- Comment s’appelle cet échange que vous avez eu avec ce bébé ?
Je ne connais pas ça. Mais ce que je sais, c’est que ça m’a réchauffé le cœur.
J’ai ressenti quelque chose que je n’avais jamais ressenti et je ne sais pas ce que c’est.

- Chut ! dit maman doucement. On appelle cela l’amour ou la tendresse. C’est ce que l’on fait quand on s’aime.

Il se mit à sangloter doucement, son corps était parcouru de spasmes. Ce qui fit penser à maman, que ce pauvre disciple iop avait vécu des choses horribles, qu’elle ne pourrait jamais imaginer. Elle s’approcha de lui et le prit dans ses bras. Il s’y blotti goulument, comme si elle le sauvait d’une noyade certaine. Enfin, la vie pénétrais d'une manière violente dans son coeur. L'amour salvateur, dont on a tous besoins, existait en lui et naissait paisiblement en son âme.

Après un long moment de sanglots, de larmes salvatrices, il finit par s’endormir, la tête posée sur les genoux de maman-ours. Elle reposa sa tête sur la couverture, le couvrit et alla à son tour s’endormir, non sans enlever la cuisse de boufmouth du feu. Elle l’enveloppa dans une peau de moon et la rangea dans l’inventaire de la dragodinde. Elle s’allongea à côté d’Ander et invoqua son sac animé, pour prévenir tout danger et se donner le temps de se préparer pour un éventuel combat.

Un petit rayon lumineux, vint taquiner de sa chaleur le visage de maman-ours, qui ouvrit les yeux. Elle entendit tout d’abord les gazouillis joyeux d’Ander, qui attendait sagement que l’on s’occupe d’elle. Maman lui sourit et entreprit de rallumer le feu. Une fois allumé, elle mit un récipient qu’elle remplit d’eau et y mis un biberon de lait de dragodinde, pour la petite. Elle remit la cuisse de boufmouth à réchauffer et sortit de sa besace du bon pain tadhe. Elle avait aussi mis à réchauffer du lait de Dragon Cochon pour le jeune disciple iop. Il avait, en effet, besoins de reprendre de la vigueur.

Elle alla le réveiller, lui indiqua un saut d’eau pour qu’il puisse se faire une petite toilette rapide, il était fort sal. Il s’exécuta gentiment et revint une fois qu’il se fut rafraîchi.

Maman l’invita à venir prendre son petit déjeuner, elle avait fini de nourrir et de faire la toilette d’Ander. Ils mangèrent en silence, ou plutôt, lui dévora tout ce qu’il y avait sur la couverture et maman le regarda manger avec plaisir. Quand il fut repu, il se tourna vers elle et lui demanda :

- Pourquoi m’aidez-vous ? pourquoi ne me détestez-vous pas ?

Il ouvrit et referma la bouche plusieurs fois, mais aucun son ne sortait de sa bouche…

Maman le regarda tendrement, lui sourit avec un large sourire, dévoilant sa magnifique dent en or d’enutrof et s’adressa à lui :

- C’est plus fort que moi, je suis connue dans notre monde des Douze,
pour ramasser toutes les personnes perdues, rejetées, abandonnées.
C’est comme ça, c’est maman-ours. Je sais ce que c’est que d’être rejetée pour ce que l’on est ou pas.
Je sais aussi, ce que c’est que d’être incompris. Alors, sachant tout cela, je ressens dans mon cœur,
la vraie nature des gens qui sont en face de moi. Parfois, il y a des gens que tout le monde détestes et condamne,
mais moi, je sais qui ils sont, je lis dans leur cœur et je ressens leur peine.
C’est pour cela, que je t’aide et que je t’accueille. Je sais qu’en toi il y a deux natures,
une bonne et une mauvaise. La mauvaise est issue, de la maltraitance
et de l’incompréhension qui t’amène à avoir une perception perverse des autres
et te les fait haïr. La bonne, c’est celle que tu es vraiment et qui est caché par ton autre personnalité.


- Comment me libérer de cette mauvaise personnalité qui empoisonne mon âme ?

- Malheureusement, il va falloir vivre avec et la soumettre à une discipline des plus stricte.
Mais, pour cela, tu devras t’entraîner rigoureusement à la méditation et après militairement.
Je te conseille de te rendre dans le Temple de ton Dieu Iop.
Il t’indiquera la marche à suivre. Après, tu iras poser ta candidature auprès du Clan Selenyte.

- C’est qui les Selenyte ?

- Ce sont des mercenaires, qui gagnent leur vie
en accomplissant les contrats qu’ils concluent contre kamas.
Cependant, ils sont soumis à des règles très strictes et à une discipline toute militaire.
Si tu veux progresser dans la maîtrise de tes plus bas instincts, il faut aller chez eux.
Par contre, je ne sais pas s’ils accepteront ta candidature,
comme ce sont des mercenaires, ce n’est pas la charité,
ni la compassion, qu’ils cultivent le plus, tu me comprends ?

- Oui je comprends. Et comment puis-je les trouver ?

- Tiens je te donne ces potions bleues ciel,
tu te diriges vers le zappe le plus proche et prends
ensuite la direction de la ville d’Astrub, là-bas tu trouveras la maison des Selenyte.

- Merci pour tout, maman-ours, je n’oublierais jamais ce que vous avez fait pour moi.

Maman le vit prendre une potion bleue ciel et il se téléporta vers le zaap le plus proche. Avant, qu'il disparaisse, elle vit les ténèbres qui l'auréolaient se transformer en voile de lumière dorée et argentée. Elle fut rassurée par cette vision qu'elle eut, car elle savait que le jeune disciple iop allait s'en sortir et de bonnes choses allaient sortir de son coeur. Elle rangea toutes ses affaires, prit Ander dans les bras, but une potion orangée et se téléporta dans l’une de ses maisons de Bonta.

Quant à savoir ce qu’a dit Ikirad, quand il vit maman-ours revenir avec un nouveau bébé dans les bras… Cela vous sera raconté au cours des prochains récits des chroniques de maman-ours… Mouahahahaaaa !!!!




Je dédie ce Rôle Play au Grand Maître Selenyte Kayna. Sans elle je n'aurais jamais écrit une ligne de RP, merci Kayna et bonne lecture. Je remercie aussi Oracion-Seis de m'avoir poussé à continuer à écrire. Merci Oracion d'avoir cru en moi.

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MessageSujet: Re: Morte'Lys, une vie, un destin.   Lun 12 Nov 2012, 18:20

Mon dieu, je viens d'en venir à bout... autant de lecture est digne des châtiments du consulat...

Ça ne m'as pas déplut pour autant soit dit en passant.
Continues (ou pas c'est selon).
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MessageSujet: Re: Morte'Lys, une vie, un destin.   Mar 13 Nov 2012, 10:44

J'ai une suite dans mes cartons, mais mon irl à prit le pas sur ma vie dofusienne. Peut-être une suite pour les grandes fête de Noël.

Merci du compliment cela dit. J'essayerais de faire quelque chose de plus sombre pour contenter le poison qui t'anime.
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MessageSujet: Re: Morte'Lys, une vie, un destin.   Mar 13 Nov 2012, 18:01

Yep yep ! J'suis pas fanatique des rp mielleux mais celui-ci m'as particulièrement toûché, de par son style d'écriture tant par le soin dont il fut et fait encore l'objet de la part de sa (ses) auteurs dans tous les sens du terme, il est visible une fois la lecture achevée de remarquer le procédé minutieux de peaufinage dont il a été question avant sa publication.
Je pense que cela vient de la qualité du rôliste et de la personne en question dont le cercle d'entité de ce genre va en diminuant, très bon rp pour mon avis.
Un des meilleurs rp que j'eus l'occasion de lire ici, et ailleurs.
Et pour le poison, t'en fait pas, ton rp n'est pas du tout désagréable à lire tu as bien choisis tes mots, je ne me suis pas ennuyé une seconde, même si je te l'avouerais j'ai mis plusieurs jours a le lire, bien qu'il ne soit pas long comme un roman de Balzac,

J'ai tout dit.
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MessageSujet: Re: Morte'Lys, une vie, un destin.   Mar 13 Nov 2012, 19:14

Balzac un ce mes auteurs de référence. Merci pour ta critique qui me touche. Je comprends aussi que tu as mis tant de temps à le lire. En effet, j'y ai mis du coeur et de moi même. Et si tu écris aussi, tu sais que quand on commence un récit, on je ne sait jamais quand cela va finir.
Le peaufinage permet, en effet d'arranger telle ou telle tournure de phrase, tel détail qui ne convient pas à l' atmosphère du récit, ou qui ne sert pas l'intrigue. Et aussi, à corriger telle ou telle erreur dans le langage dofusien. Il y en a une d'ailleurs, je pense que tu l'as remarqué, au lieu de dire Crozmoz, je dis cosmos. Je n'ai pas trouvé le temps de corriger cette erreur.

Je me suis beaucoup mise en situation d'un lecteur, qui pourrait trouver le récit trop long ou fastidieux à lire. Cela permet aussi d'écrire plutôt pour les autres que pour soi. C'est pourquoi, que l'exercice nécessite une bonne connaissance en vocabulaire et dans la tournure des phrases. En sommes avoir de bonnes connaissance de style, d'où l'importance d'avoir de solides références en terme de littérature.

J'avoue avoir pompé allègrement dans ces connaissances que j'ai cumulé durant une bonne partie de ma vie. Et j'ajouterais, que je continue à lire et à parfaire mes connaissances. C'est quand on croit que l'on est arrivé, que l'on se rend compte que ce n'est pas le cas.

Je vais arrêter là, ma réponse, car sinon je vais t'ennuyer à radoter comme une vielle femme dans mon coin.
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MessageSujet: Re: Morte'Lys, une vie, un destin.   Mar 13 Nov 2012, 22:59

Attention ! Ne te méprends pas, je pourrais continuer cette discution indirecte pendent longtemps, en effet la comparaison avec Balzac est encore plus forte quand je souligne ta manière de parler du peaufinage de ton rp, lui aussi peaufinait, il parait même que les imprimeurs s'arrachaient les cheveux, il peaufinait jusqu'au dernier moment, raturait bref un vrai torchon il y avait des flèches et des ratures sur tout ses livre.

Cependant il est vrai que ton style d'écriture ne me déplait point, bien au contraire j'apprécie en outre les figures de styles que tu utilise, surtout l'omniscient (que j'appelle dieu tout puissant. farao )
On vois bien le travail intense que l'écriture de ce rp t'as pris et j'en suis grandement impressionné.

Voila une fois de plus un chef-d'oeuvre du role play ; en effet, toute l'atmosphère de la bienveillance et de la tendresse y règne, ainsi qu'un panel d'adjectifs, de comparatifs et de champs lexicaux parfaitement adaptés au texte.
Même si la lecture peut être considérée comme fastidieuse au premier abord, l'intrigue devient vite assez captivante
Il est vrai que tu te perd parfois dans de longues descriptions qui peuvent lasser, mais donnent un charme certain au récit.
Nous sommes aspirés et captivés par les personnages, qui grace au point de vue omnicient parfaitement maîtrisé, ici, nous plonge dans l'univers du personnages, de ses émotions.
Morte'Lys, une vie, un destin. Je l'aurais nommé "L'histoire d'un amour maternelle pure et parfait."

J'omet cependant, de mon point de vue, tu es un auteur rp avec les qualités qu'on est en droit d'attendre de qui s'institue auteur de son temps.
Il n'est sans doute pas une activitée plus critiquée que celle de critique, ni davantage exposée au ridicule, dans le présent quand la complaisance amicale ou intéressée l'emporte sur l'impartialité, voilà pourquoi je n’ajouterais rien de plus à cette partie de ton rp, a contrario je me ferais un plaisir de donner mon avis sur tes prochains rp, sans moins de passion.

Viviane aurais aimé avoir une mère telle que maman-ours.
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