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 La mort de Logarithme Kro'Nembourg

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Anju Do'Perah "Chan"
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MessageSujet: La mort de Logarithme Kro'Nembourg   Lun 08 Aoû 2011, 13:34

Il pleuvait en cette fin de nuit de novamaire. Un éclair transperça les cieux, éclairant fortement les alentours. Le vent soufflait puissamment de manière telle que les arbres ployaient sous sa force. La jeune Logarithme se dressait en haut de la montagne des craqueleurs, regardant au loin la petite ville d'Astrub. Ses yeux brillait d’une flamme haineuse...

Trois heures plus tard, la pluie de la nuit fut remplacée par un magnifique soleil. La lumière coulait à flot dans une chambre de la taverne d'Astrub, où dormait paisiblement Anju Do'Perah, un jeune adepte Osamodas au passé clair. Arrivé au bout de son sommeil, il ouvrit doucement les yeux se laissant envahir par la chaude lumière du soleil. Il s’étira comme un chacha, se leva et défroissa un peu ses vêtements.


«Et bien... Quelle soirée... J'aurai dû me coucher plus tôt... Pensa Anju tout en s'étirant.»

Il se dirigea vers la fenêtre, l’ouvrit et se mit à respirer l’air ambiant. Soudain, sa bouche fut envahit par le goût de l’hémoglobine, et son odorat par l’odeur du sang. Cela mit tous ses sens en alerte ; il senti ses invocations magiques tressaillir en lui, comme si elles voulaient l’avertir d’un éventuel danger.
Cependant, tout ceci lui semblait si familier. Il ferma les yeux, pour mieux se concentrer, fit taire ses invocations et essaya d’isoler le problème. La seule chose qu’il ressentit c’est cette sensation meurtrière qui envahissait la ville... Il rouvrit les yeux, s’ébouriffa les cheveux et revint à la réalité. Anju accrocha son marteau au dos, puis sortit de la chambre. Le plancher craquai à chacun de ses pas, montrant que la bâtisse était vétuste. Une effluve de bière fraiche monta soudain au nez du jeune homme, tandis qu'il descendait l'escalier de la taverne, un sourire aux lèvres.


«Mes salutations, tavernier ! dit-il d’une voix forte, couvrant ainsi le vacarme ambiant.
-Oh, ça ne serait pas Anju Chan ?! Je te sers à boire ?!
-Sans façon, jamais au réveil, répondit-il d'une voix calme.
-Mais, tu as de tout petits yeux ! Tu as passé la nuit avec une fille ou quoi ? Dit-il d’un ton goguenard.
-En quelque sorte, mais pas dans le sens que vous pensez. Clos Anju.»

Le tavernier acquiesçât tout en le regardant sortir de la taverne. Anju était élégamment vêtu. Ses vêtement d’un beau bleu turquoise, mettaient en valeur sa queue noir et sa blanche chevelure, qui faisait ressortir ses deux petites cornes. La journée s'annonçait belle. Cependant, il avait toujours ce mauvais pressentiment qui le taraudait. Ses invocations ne cessaient de murmurer encore. Autour de lui, les rues étaient bondées, l'odeur âcre d'un mélange de boue et de rosée du matin lui monta aux narines, le faisant déglutir. Encore une fois, le jeune homme n'avait rien prévu de sa matinée. L'ennui allait, encore être son compagnon du jour. Soudain un vendeur de journaux à la criée, le fit sursauter...

«Logarithme Kro'Nembourg a été relâchée par la milice d'Astrub ! Apprenez-en plus en lisant l'édition spéciale du "Tofu Fou" !»

Il fut pétrifié sur place en entendant ce nom. Reprenant ses esprit, il rattrapa le vendeur et lui acheta un exemplaire, il prit connaissance du contenu de l’article. Il releva les yeux, et la panique commençait à se lire sur son visage déjà bien pâle. En effet, il se trouve que Logarithme, était la femme qu’il a éperdument aimé, il y a bien longtemps... L'ombre Pourpre. Une tueuse de renommée en Amakna. Il compris enfin que cette odeur familière d’hémoglobine ... C'était la sienne. Ses poils se dressèrent sur l'échine de sa nuque, il fit volte-face, presque affolé. Il se mit à courir à toute allure en direction de la porte d'Astrub. Le vent lui fouettait le visage alors qu’il courrait, et il dut tenir sa Dora Bora afin qu'elle ne s'envole pas. Il passa devant la banque, bousculant plusieurs personnes, s'excusant au passage, avant d'atteindre cette fameuse sortie. Comme il le pensait, deux gardes étaient en faction de chaque côté de la porte sud d’Astrub. Enfin... S'arrêtant essouflé devant l'un des gardes, il s'écria affolé :

<<Il faut... Il faut protéger Astrub ! Logarithme Kro'Nembourg vient de sortir de prison...
-Du calme, mon enfant, dit le garde en lui souriant pour le rassurer. «Tu ne crains rien ici !"
-Vous ne comprenez pas ?!!! Cria le jeune Osamodas, je la connais depuis mon enfance ! Elle est cruelle et sanguinaire. Elle va venir se venger de la ville qui la mise en prison, elle n’aura aucune pitié. Si elle entre dans la ville, le sang s’écoulera comme un fleuve dans les rues!! Vous l'avez enfermée, mais comment avez-vous eu cette folie ?! Bande d'imbéciles!! Il faut absolument que vous augmentiez le nombre de gué, et même de garde en Astrub !!
-Silence ! Tu commences à m'ennuyer, bailla le garde.
-Vous ne sentez pas ?! Hormis cette puanteur. l’odeur du sang ?! Mais, par Osamodas, écoutez mes dires !
-Si tu ne circules pas, je te fais arrêter pour entrave à la loi, maintenant, déguerpis ! Cria finalement le garde, emporté par l'énervement.>>

Anju grogna, fixant le garde dans les yeux. Une main sur la poignée de sa dague, il se retint de lui trancher la chair du ventre d'un violent coup de dague circulaire, se retourna, faisant fi de cet imbécile.

Il fit quelques pas mit deux doigts entre ses lèvres, et siffla longuement. Deux sifflements longs, un court, deux longs. C’est l’appel d’Obsidienne sa monture. Peu après, une magnifique dragodinde au pelage orchidée et ivoire arriva au galop. A son passage Anju attrapa les rênes, s'y agrippa, prenant appuie sur sa jambe gauche il se hissa sur le dos d'Obsidienne. A chaque fois qu’il montait sa dragodinde, il avait toujours ce sentiment de liberté et d’osmose avec elle. Il n’avait plus qu’une option devant lui, c’était qu’il raisonne, à n’importe quel prix Logarithme. Astrub ne doit pas plonger dans un bain de sang. Il secoua vivement les rênes pour accélérer le rythme de la
majestueuse Obsidienne.

Pourtant il ne savait pas comment il allait faire, c’est vrai que Logarithme était d’un cercle de puissance plus élevé que le sien. L’angoisse et la peur commençaient à l’envahir... Il respira un bon coup pour se donner du courage et continua. Il se rapprochait, il sentait de plus en plus cette odeur hémoglobine... Il y était presque... Soudain, il tira les rênes brutalement, sa dragodinde, docile s'arrêta net. Perdu dans ses pensées, il n’avait pas vu qu’il était à la montagne des craqueleurs. Il descendit de sa monture pour rechercher d'éventuelles traces... Mais soudain, une ambre furtive, se faufila à travers les rochers, se plaça dans son dos et lui glissa une dague sous
la gorge.

<< Comme on se retrouve, Anju Chan ? Prononça une voix de femme, grave, menaçante.

-Logarithme.. Curieuse façon de recevoir un invité, tu ne trouves pas ? Dit Anju, d'un ton calme et sarcastique bien qu'au fond de lui, il était terrifié. Ses songes défilaient à toute allure, afin de trouver une parade et se sortir de ce mauvais pas.

Un rayon du soleil de midi fit scintiller les dagues de la Sacrieur, tandis qu'elle les rangeait dans leur fourreau.

- «Pourquoi es-tu venu ? Questionna-t-elle d’un ton cinglant.>>

Anju se retourna et se mit à l’observer. Elle était toujours magnifique sous ce soleil. Les yeux bruns, la chevelure mauve ainsi que sa tenu qui la mettait en valeur, sa peau diaphane, trace de son séjour en prison. Son regard fut attiré par une cicatrice sur son ventre. Il se demanda comment elle s’était fait cette blessure... Et tous ses sentiments qu’il avait su refouler jusque la, remontèrent à la surface. Il était anéanti, il ne pensait qu’à la prendre dans ses bras et étreindre pour réchauffer son cœur qui semblait si glacial et vide d’amour, bien qu'il savait que pour la jeune femme, ces pensées étaient bien futiles.

-"Tu as changée dit-il dans un souffle». Puis reprenant contenance il continua... «Je suis là pour parler et te demander de renoncer à ton projet de détruire la ville d’Astrub et ses habitants, je sais très bien ce que tu es capable de faire à cette petite ville, vu ce qu’il t’ont fait subir.»

-Eh bien ! Un vrai Sher-Loque Haul'Ms. ça me fait plaisir de voir que tu ne m'as pas oubliée depuis le temps... Mais si tu me connaissais si bien, tu saurais que tu as perdu ton temps. Sois tu files, sois tu finiras comme cette ville. Trancha-t-elle d'un ton sec.>>

Anju baissa les yeux, la peur le saisie au ventre.

<< Je ne te laisserais pas faire ça à la seule ville qui m'a hébergée suite à ma désertion de l'armée Bontarienne, répondit-il dans un souffle.

Logarithme esquissa un sourire cruel.

-Et tu comptes me faire quoi ? J’ai un niveau de combien, une force ainsi qu'une agilité bien plus développé que toi. Tu n’as aucune chance contre moi. Tu le sais aussi bien que moi, dit Logarithme les yeux brillant de cruauté. Maintenant, je te laisse
une dernière chance... Va-t-en!!>>


Deux dagues furent lancés suite à ses mots. Elles se croisèrent, mais ne se touchèrent pas. La première, Anju l'esquiva en se déportant vers la droite. La seconde, elle fut rattrapée par Logarithme.

<< Bon reflex, mais ça ne suffira pas, percifla-t-elle entre ses dents. >>

Soudain, elle se jeta vers lui. Il eu juste le temps de se saisir de sa dague. Cette fois-ci, les deux se retrouvèrent face à face, dague contre dague. Leur rapidité n'avait rien à envier aux meilleurs guerriers, mais une seule chose bloquait Anju pour ce combat. Ses maudits sentiments qu’il éprouvait pour elle. Il n’a jamais été dans son intention de la tuer. Il ne supportait pas l’idée qu’elle puisse souffrir. Il fallait qu’il aille au delà de ses sentiments et qu’il combatte du mieux qu’il pouvait. En temps que guerrier, Anju appuya avec force sa dague, qui plaquée contre celle de Logarithme la fit reculer d'un pas. Glissant une main dans son dos, il attrapa le manche de son marteau, et asséna un violent coup à Logarithme qui tomba à la renverse sous le choc. Elle ne s'y attendait pas, elle n'aurait jamais pensé qu’il était capable de faire une telle chose et encore moins qu’il était capable de réaliser un tel exploit physiquement.

«Tu t'es entrainé à ce que je vois... Je ne vais plus retenir mes coup, maintenant, dit-elle, avec un rictus au coin des lèvres. Tu ne réussiras pas ce coup une deuxième fois. Ajouta-t-elle, d'un ton plus que menaçant.»

A ces mots, le souvenir de sa dispute qui avait faillit finir par sa propre mort revint à la mémoire d'Anju. Il n’avait jamais compris pourquoi elle lui avait laissé la vie sauve...
Soudain, un filet de sang écarlate jaillit de la plaie au ventre de Logarithme. Elle se saisit de lui avec rapidité et l'attirant vers elle tout contre sa plaie. à la surprise d'Anju, elle l’enlaça avec tendresse.


«Je suis désolée, Anju nii chan...»


Était-ce de la tristesse qui filtrait dans sa voix ? Il aurait juré que oui, c’est ainsi qu’il relâcha son attention et il réagit trop tard, une dague vint s’abattre dans son dos. Les yeux hagards, il plongea son regard dans ses yeux, il fit de la souffrance, de la tristesse et très vite, la haine prit place. La douleur lui coupa le souffle, il crut défaillir. Elle le relâcha, et fit un pas en arrière. Il s’effondra au sol à ses pieds. Elle le dominait de toute sa stature le regard injecté de sang et de cruauté. Il cracha du sang dans un soubresaut de douleur. Non!!! pensa-t-il, je ne peux finir comme ça... Il ferma les yeux, régula sa respiration saccadée, pour mieux se concentrer. Il réussit par un coup de force à rassembler toutes ses forces. Munie d’une nouvelle force, il se mit à genoux, puis se leva. Un filet de sang coulait aux commissures de ses lèvres. Sa vision était encore flou, il clignât des yeux pour dissiper celui-ci. Il prit fermement ses dagues pour les jeter à terre.

« Je n'en aurait pas besoin...», se dit-il d’un ton déterminé.

Son bras droit se mit à étinceler sous le filet d'énergie qui l'entourait, puis il le leva... Ce simple geste laissa déferler une nuée de corbeau vers la jeune femme. Il saisit l’occasion pour foncer sur elle, occupée à se débarrasser des corbeaux. il lui asséna un coup d'épaule frontale pour la faire tomber. Cette nouvelle force qui l’animait, lui fit oublier la douleur, mais le sang continuait à couler. L'adepte Sacrieur tomba, et avant même qu'elle n'eut le temps d'esquisser le moindre geste, Anju dit d’un ton solennel :

"Que la frappe du craqueleur s'abatte sur toi, Logarithme Kro'Nembourg.".


A ces mots, roches et cailloux se soulevèrent dans les airs rapidement, puis le tout, formant une sorte de poing de craqueleur, s'abatit sur elle. Un coup mortel ? Lorsque le sort se dissipa, les pierres retombèrent sur le côté.

L'une d'entre elle trembla...Avant de laisser apparaître la jeune femme, la respiration saccadée. La roche sous elle se teintait doucement de couleur pourpre... Lorsque Logarithme fut levé, le jeune Osamodas comprit. Des quantités impressionnantes de sang coulaient de sa plaie au ventre. Tous les sentiments qu’il éprouvait pour elle, le poussaient à la prendre dans ses bras. C’était insupportable comme situation. Pourtant, s’il se laissait aller, se serait sans retour pour lui. La flamme de la bonté et de l’amour s’étaient éteintes à jamais en elle. Il pleura intérieurement à cette idée, car il savait qu’elle en était incapable.

<< Qu'est-ce que... Non... Logarithme...
-Comment as-tu osé... Grogna-t-elle, devenant presque blême.
-Arrête ! Tu ne vas réussir qu'à t'achever ! Tu perds ton sang ! Hurla-t-il, les larmes aux yeux.
-La ferme... Je vais te tuer...>>

Suite à ces mots, la jeune femme marcha vers Anju lentement. Il était hypnotisé par sa démarche féline... il n’avait pas peur pour lui, mais pour elle... Il voulait la soigner, mais il savait que c’était cause perdue, elle ne changera pas, elle est déjà morte à toute vie. Elle ne pouvait que le tuer. De désespoirs il se demandait pourquoi il l’avait attaquée ainsi ? Elle commençait déjà à dire une incantation à voix basse, tout en se dirigeant vers lui.

<< Que la colère de Sacrieur s'abatte sur toi... Que les larmes de mon être s'assemble, et que ma douleur vienne m'y porter... Sacrieur... Prête moi ta puissance pour le châtier.>>

à la fin de sa phrase, la main de Logarithme se posa sur le torse d'Anju. Leurs regards
se croisèrent une dernière fois. Soudain, toute la douleur du monde sembla filer dans le corps du jeune homme. Son cœur résista avec peine à s'arrêter de battre, et sans se maîtriser, il hurla tout son être... Puis il s'écroula comme un pantin sans vie sur le sol.

Au bout de quelques instants, Anju se crut mort... Il basculait entre la vie et la mort, jusqu'à ce qu'une autre douleur le réveilla. Quelque chose, semblait forcer l'entrée de ses veines. Il ouvrit les yeux, et ce qu'il vit le glaça. Le cri de Logarithme, son sang allant de son corps à celui d'Anju dans un fin filet écarlate.. Elle le soignait en le faisant couler en lui. Mais, elle en avait trop perdu. Que lui restera-t-il pour survivre..? Le filet de sang s'arrêta, et Logarithme tomba à genoux, une moue d'infinie douleur au visage. Anju se leva lentement, et s'approcha d'elle, d'un pas chancelant.

«Pourquoi tu as fait ça ? Tu viens de te condamner !" s'exclama-t-il d'une voix désespérée.
-Mais de rien... dit-elle, entre deux râles. Tu es celui qui m'a toujours soutenu. Oui, tu es bien le seul de notre monde à m’avoir aimer pour ce que je suis. Tu ne m’as jamais jugée. Et malgré les choix de vie que j’ai pris, tu ne m’as pas rejeté. Et pourtant, tu en avais des raisons de le faire». Elle fit une pause pour reprendre sa respiration et continua. Si tu meurs, qui m’aimera sans conditions, dis moi ?... Ma vie était gâchée dès le départ...Mais la tienne est bien plus précieuse, tu as encore tant à accomplir. Surtout promets moi de ne jamais changer et d’être toujours aussi bon, que le pain chaud. Il laissa enfin ses sentiments parler et des sanglots dans la voix il dit :"je t'en supplie ne meurt pas!! ma vie n'a pas de sens sans toi. Je ne pourrais plus jamais voir la vie de la même manière si je sais que tu n’es pas la, je ne pourrais apprécier la lumière, si tu n’es pas à mes côtés.»

Avec l’énergie du désespoirs, il concentra son énergie à maintes reprises, il lança autant de fois le sort de "Soin Animal" qu'il le pouvait. Il réussit à refermer la plaie après un ultime effort. La sueur perlante le long de sa tempe, il prit finalement la parole :

<< Voilà ! Tu devrais t'en sortir...
- ...
-Loga, tu m'entends ?!
-... >>


Il la secoua, les larmes aux yeux. Il approcha son oreille de sa bouche pour sentir son souffle. Il ne sentit rien.

« Nonnnnnnn!!!! cria-t-il en la serrant dans ses bras.. Tu ne peux pas m’abandonner.. Je t'en prie.. Réponds-moi!!.. Logarithme ! >>

La gardant dans ses bras, il hurla d’un cri venu du fin-fond de ses entrailles. Il ne cessait se répéter que ça n'était pas possible, il hurlait : non, non, non.. Le soleil s'était couché depuis bien longtemps, il resta prostré, la tenant dans ses bras, la berçant tout doucement, pensant que par ce geste, elle s’éveillerait d’un long sommeil. Mais, elle ne se réveilla pas à l’aube. Il sortie de sa torpeur en entendant chanter un piou. Il siffla sa dragodinde, qui vint tout de suite. Se leva, en prenant soin du corps de sa bien aimée, la mis délicatement sur sa monture et se dirigea à pas lent vers Gisgoul. La traversée des plaines de Cania pris deux jours, et celle des landes de Sidimote trois. Finalement, elle pénétra dans cette imposante tour, descendant par des escaliers dissimulés sous la statue d'un Brâkmarois. Il regarda autour de lui avec nostalgie, c'était en ce lieu qu'ils venaient jouer dans leur tendre enfance. Une fois qu’il eu terminé,il alla chercher de la menthe fraîche, des fleurs d’Edelweis, dont il tapissa le fond de la tombe. Il prit délicatement, le corps de la jeune sacrieur, des larmes coulaient sur ses joues, il l’embrassa baignant par la même occasion le visage de Logarithme.. Et la déposa tout doucement dans la tombe, puis il entreprit de la recouvrir de terre. Il ôta deux dagues de leurs fourreaux, accrochées à la ceinture de la jeune défunte.. Leurs lames étaient ébènes, comme le cœur de Logarithme avant cette rencontre qui lui avait couté la vie. Les larmes aux yeux, il reboucha le trou, avant de s'écrouler à genoux. Il planta l'une de ses deux dagues dans le sol, et se mit à écrire, lentement :

"Ci-gît Logarithme Kro'Nembourg. Ancienne postulante Selenyte. Elle fut et sera éternellement aimé par l’honorable guerrier Anju Do'Perah.»"


Il essuya ses larmes, monta sur sa monture et s’en alla. Il fit la promesse qu’il sera toujours un osamodas bon et venant toujours en aide à tous ceux qui auraient besoins de lui. En se faisant cette promesse, il rendra le sacrifice de sa bien aimée plus supportable et utile.

«Merci, Logarithme, je t’aimerais éternellement...» Oui, il continuait à l’aimer, de cette amour qu’ont ressenti les antiques dragons, qui leur firent naître les légendaires dofus...



[Hrp.] Alors, quelques petites précisions sur ce récit. Tout d'abord, Logarithme Kro'Nembourg a vraiment jouée à Dofus, et est une chère amie à moi dans la vraie vie. Je me souviens qu'elle avait déposée sa candidature depuis ce même PC, auquel j'écris chaque jour. On avait taffé dessus à deux pendant quelques temps dessus, par ailleurs. Elle a finalement décidée d'annuler sa candidature, et de rejoindre le côté Brâkmarien. Elle s'est faite hacker il y a déjà presque un an, je crois, ce qui l'a fait arrêter Dofus. Ce texte est une forme d'hommage pour elle, car c'est grâce à elle si je pratique, aujourd'hui, le RP.

Je tiens également à remercier Maman-Ours, qui a sue corriger mon texte, et le modifier, le rendant ainsi bien plus splendide que ce qu'il était à la base. Elle a réussie à faire naître en moi-même, qui était l'auteur de ce texte à la base, le sentiment de tristesse que je n'avais pas sû ressentir en l'écrivant moi-même. De grandes félicitations, et encore merci à elle. Cependant, j'ai modifié la fin afin de ne pas interférer dans le BackGround d'Aline, qui est censée être enterrée à Gisgoul, j'espère que tu ne m'en voudras pas
Razz Tout est dit, j'espère que vous avez sue apprécier cette lecture autant que j'ai eu de plaisir à l'écrire, ou à la relire après les multiples éditions de Maman-Ours. [/hrp]
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