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 [Gagnant du concours de récit] Récit d'outre tombe.

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MessageSujet: [Gagnant du concours de récit] Récit d'outre tombe.   Dim 31 Oct 2010, 14:17

[HRP] Bonjour à tous. Cela fait quelques temps maintenant que j'ai décidé de refaire un tour dans ce cher Monde des Douze. Je n'ai plus écrit depuis un certains temps, mais voilà tout de même une petite histoire qui m'est venue sur le thème du concours. Ce n'est pas de la grande littérature mais je me suis bien amusée en l'écrivant, et j'espère qu'elle vous plaira ! [HRP]

RECIT D’OUTRE TOMBE
Par Mini-Tempête
Depuis mon plus jeune âge, mes aïeuls m’ont répété de ne pas m’aventurer seule dans les catacombes de la demeure familiale. Pourquoi ? Je m’appelle Léane Mord, et l’histoire surprenante qui va vous être contée est celle de mon ancêtre, Hector Chaf.

Voici ce que l’on pouvait lire sur un vieux parchemin jauni, abandonné dans les sous-sols du manoir Mord...
Une date à moitié effacée indiquait celle du 2 Novamaire 494.


Les catacombes.

C’était moche, vide, gluant, et terriblement humide... Je sentais l’arthrose poindre à l’horizon, mais alors gros comme une maison... C’est que j’étais déjà plus tout jeune moi, j’avais passé l’âge de crapahuter au beau milieu des rats et autres créatures aussi moches que peu accueillantes. Vous voyez Batofu ? Il est pas beau hein ? Et bah là j’avais tout ses cousins qui étaient venus se faire une vampire-party dans les catacombes du château de ma belle mère. Et ouai encore elle... Toujours pas morte, pourtant j’y mettais du mien je vous jure, mais non, increvable la vieille... Encore à faire du ski à 160 balais, saleté de progrès de l’alchimie... Ils mourraient plus les vieux ! Mais ils bossaient pas, ah ça non ! Et c’est qui qui trimait pour eux ? C’était moi, toujours le mauvais rôle de toute façon ... Pour qu’ils puissent aller skier en haut des montagnes frigostiennes, en sirotant un Mojo de Meulou de trente ans d’âge à 50 000 kamas la bouteille ! Oh miséricorde, tant de sous gâchés... Oui l’or et moi, c’était et ce sera toujours une grande histoire, bien que je n’en ai plus vraiment l’utilité désormais, un amour si pur et profond que ma femme en était jalouse. Bon il faut dire que je l’avais épousée pour son argent. Quoi ‘Goujat’ ? Vous avez épousé votre femme par amour vous ? Bande de niais... Bref mon or je le vénérais, je lui susurrais des mots doux, et surtout je le gardais bien à l’abri des folies de ma femme... Le problème c’est que j’avais du mal à lui dire non, à elle... Non pas parce que je l’aimais démesurément, mais plus par crainte que sa psychopathe de mère ne revienne me mettre un coup de pelle entre les deux yeux, s’il m’arrivait d’oser contrarier sa fille. Et elle avait encore une force surprenante pour son âge...
Bon j’ai l’impression de m’égarer, reprenons mon histoire de catacombes, parce que je vous promets que ça vaut le coup d’être raconté.

Me voilà donc, moi Hector Chaf, 120 ans à l’époque (la fleur de l’âge !), toutes mes dents ou presque, adepte de la Fortune et fervent d’Enutrof, marié depuis trop longtemps déjà à la comtesse Mord, fille de la redoutée Pétunia Mord... Ne vous fiez pas à son joli nom, cette dernière était une femme tellement affreuse que même le Bworker était un exemple de grâce et de gentillesse à côté d’elle. D’ailleurs, si elle était tombée sur ce parchemin de mon vivant, il aurait sérieusement fallu que je songe à m’exiler au fin fond de la forêt maléfique et à devenir ermite... Quoique je suis sur qu’elle m’y aurait retrouvé...
Bref, ce qui ne devait être que le supplice annuel du dîner chez belle-maman, s’était rapidement transformé en un cache-cache improvisé dans les sous-sols de la demeure familial... A peine dix minutes après avoir sonné, une vile petite créature (ma belle mère hein) était venue nous trouver et sans un bonjour comme à son habitude, nous avait emmené directement devant une porte en chêne massif menant à son terrain de jeu préféré : les catacombes. Oui ma belle mère aimait y promener ses rats au beau milieu de la nuit, j’ai arrêté de me demander pourquoi... Je ne protestais pas contre cette expédition pour deux raison : tout d’abord la mention du mot ‘trésor’, véritablement ‘sésam ouvre toi’ chez les gens de mon espèce, et ensuite parce que la charmante maîtresse de maison m’avait tiré par la manche dès que ma femme avait eu le dos tourné pour me susurrer à l’oreille le plus sensuellement du monde ...

« Hector, vous protestez, je vous donne en pâture à Kiki, est-ce clair ? »

Devant un argument aussi pertinent, je m’étais vu obligé de me ruer dans les escaliers, ignorant les supplications sonores de mon dos et des marches grinçantes sous mes pas précipités, creusant un saint écart avec ma compagne et sa diabolique génitrice.
Qui était Kiki ? Son Ougah domestique.

Quelques minutes plus tard, un cri strident m’avait fait m’arrêter. Vous l’auriez deviné, ma femme m’avait suivi... Et avec elle je le savais, sa mère. Je vous épargnerai le chapelet de jurons qui m’avait malencontreusement échappé à cette nouvelle. Après avoir sérieusement hésité à les laisser crever sur place, mon âme charitable m’avait pourtant fait faire demi-tour, malgré toutes les supplications de ma raison :

« Mort imminente ! Mort imminente ! » Qu’elle me criait...

Après une grande inspiration je m’étais précipité dans leur direction, aussi vite que me le permettaient mes vieux os, et avait débarqué la pelle à la main, bien décidé à les secourir. Un élan d’affection soudain pour l’autre cruche et sa mère pensez-vous ? Je dirais plutôt un élan d’affection soudain pour mon héritage... Ah oui, j’ai oublié de vous dire que peu de temps auparavant, l’autre psychopathe avait décidé de nous déshérité ma femme et moi au profit d’un cousin du 5ème degré... Allez comprendre, parce que bon, moi elle m'aurait volontier empalé, mais sa fille tout de même ! Il fallait donc que je la fasse changer d’avis avant de l’achev... Euh qu’elle ne nous quitte malencontreusement. Mission particulièrement ardue soit dit en passant.

J’étais donc déterminé et remplis de bonnes intentions, devant !.. Une arakne malade. Je vous épargnerai de nouveau le chapelet d’insultes qui m’avait échappé. Cette petite chose tenait en respect ma femme, au passage vêtue d’une cape Mastralis des plus affreuses, tentant vainement de protéger sa mère de l’attaque imminente. Cette dernière ne m’aurait pas regardé en plissant ces petits yeux d’un air menaçant, j’aurais éclaté de rire. Là, je me souviens avoir déglutis. Mes esprits repris, j’avais achevé d’un geste théâtrale la petite bête, ce qui m’avait valu un regard admiratif de l’autre cruche à plume, et je les avais invité à passer devant, impassible. Je me souviens que ma belle mère m’avait dépassé sans un merci, mais m’avait fait remarquer :

« Votre chemise est tâchée. »

Et elle était partie, suivie de près par sa fille qui après m’avoir embrassé, m’avait dit de sa voix nasillarde :

« Hihihihihi Hector, tu es le plus fort du monde ! Un peu moche avec cette tâche, mais ce n’est pas grave ! Hihihihihi. »

Il me semble l’avoir alors regardé s’éloigner le regard vide, prenant soudain conscience de ma pathétique situation : j’étais mariée à la créature la plus niaise qui soit, soumis par une belle mère adepte du gore, et pour finir accoutré d’un costume de pingouin tâché, que je n’avais d’ailleurs plus mis depuis la plus grande bêtise de ma vie, mon mariage...
Après un long soupir, je les avais pourtant suivies, en silence.

Plusieurs heures plus tard nous étions toujours dans ce labyrinthe, plus ou moins perdus, et toujours à la recherche du trésor de ma belle famille. Mon dos m’élançait à chaque pas, ma femme criait tellement que j’avais désormais entrepris de l’ignorer tout en prenant soin d’écarter toutes les bestioles de son chemin pour préserver ce qu’il me restait de tympans, tout en surveillant discrètement que ma belle mère ne sorte pas une arme de son tablier pour m’achever ici à l’abri des regards... J’étais comment vous dire... Légèrement sur les nerfs.
C’est là que la vieille femme avait commis sa dernière erreur.

Je la vois encore s’arrêter et déclarer d’un ton calme :

« Hector, je viens de me rappeler que j’avais fait enterrer le trésor dans le jardin. Il serait temps que nous remontions, les tripes de vampire attendent. Mais je suis fatiguée, portez moi. »

Je ne sais plus ce qui provoqua mon brusque changement d’attitude. Le fait d’avoir finalement passé plus de la moitié de la nuit dans ce labyrinthe crasseux pour rien ? Le ton condescendant qu’elle avait prit pour m’ordonner de la porter ? Ou peut être la perspective de manger encore une fois de son plat écœurant... Mais j’ai craqué.
Cela faisant plus de 40 ans que je me retenais, quarante longues années passées à me répéter que je serai bientôt riche, mais là c’en était trop...
J’ai vu ma pelle entrer violemment en contact avec la tête de la petite créature. C’est arrivé comme ça, sans prévenir, un mouvement incontrôlé, et voilà, elle gisait à mes pieds, inconsciente... Je m’en veux un peu désormais, j’aurais pu me contrôler, comme toujours, mais je crois que vous n’imaginez pas tout ce qu’elle m’a fait subir...
Cet acte avait en plus provoqué l’hystérie de ma femme, plus compréhensible cette fois-ci, qui avait commencé à se déplumer sous mon regard inexpressif, ce qui donnait à la scène un aspet assez.. Surréaliste. Surréaliste mais sympathique quand j’y repense : j'avais finalement l'impression de ne pas avoir complètement raté ma vie.

Je me souviens être alors parti d’un éclat de rire, avoir lâché ma pelle ensanglantée et m’être éloigné en courant. J’ai couru longtemps, sans but, avec cette expression que les fous ont après avoir commis les actes les plus atroces. Je n’entendais plus que mon rire hystérique qui résonnait contre les parois de ce qui était devenu ma nouvelle demeure : les catacombes.
Ensuite, mes souvenirs sont flous. Combien de temps cela at-il duré ? Je n'en ai aucune idée.

La seule chose dont je sois sûr, c’est d’être mort d’un coup de poêle à frire.
Comment puis-je le savoir ? C'est une excellente question...


Hector Chaf, mort depuis trois jours maintenant.

C’est de là que parti la légende du fou des catacombes, pauvre gendre martyrisé par une belle mère sociopathe, disparu un sombre soir d’Octolliard, et dont l’esprit tourmenté continue d’hanter les lieux.

Alors vous y croyez ? Moi je trouve cela assez déroutant. D’ailleurs ce trésor a bel et bien existé, et quand j’y repense cela ne valait vraiment pas la peine de s’entretuer...
Je ne sais pas de leur temps, mais aujourd’hui, cette malle ne vaut plus rien : qui donc mange encore des tripes de vampire ?


FIN
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