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 [Second du concours de récit] Une fois par année

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Ainex
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En Amakna
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MessageSujet: [Second du concours de récit] Une fois par année   Jeu 28 Oct 2010, 19:14

Une fois par année, une fois lors d'une journée, une fois lors d'une soirée, c'est toujours cette étrange manège.
Des créatures amorphes, agitées, habillées de loques se réunissent dans un endroit sombre, autour d'un feu et poussent des cries secoués par intermittences.
Qui sont-ils ? C'est vous; c'est à dire de simples abrutis d'humains déguisés qui racontent leurs histoires banales et ennuyeuses dont tout le monde connait déjà la fin : une fin dans un bain de sang.... Fascinant. Fascinant car même si cette fin est connue de tous, il existe toujours des gens qui rient aux éclats par pitié ou par malaise.
A l'inverse, la seule chose véritablement effrayante durant cette période-là... C'est l'imbécilité des disciples des Douze.

Ce qui est étrange... et inquiétant. C'est que le monde des Douze s'est convenu sur une forme précise de récit "à effrayer". Une forme idiote et ennuyeuse que les récits d'humour se moquent allègrement.
Pourtant, cela serait facile de dire que la peur n'existe plus dans les récits, que vous avez lu tellement de récit que vous êtes désormais lassés et que ce nième récit que vous êtes en train de lire ne vous fera pas peur.
Vous avez raison. Je ne vais pas vous faire peur avec l'histoire de Jacque le torturé qui cria si fort que les murs de ma maison aient gardé l'écho.
Je ne vais pas non-plus vous raconter l'histoire du pacte avec Brumaire concernant ses premiers actes en tant que protecteur.
Non ! Tout cela ressemblerait étrangement trop au précédent récit que vous avez du lire avant de vous coltiner le mien.

Pourtant, avez-vous cru que je commençais mon récit idiot ? "Une fois par année, une fois lors d'une journée, une fois lors d'une soirée, c'est toujours cette étrange manège.".
Il est vrai que cette introduction ressemble à la Convention de la Peur.

Soit ! A défaut de faire peur, les "sans-originaux" préféreront faire rire en créant une caricature formatée des récits d'horreur. Nous aurons évidemment des monstres ridicules et un anti-héros clownesque !
A défaut de faire peur, essayons de faire rire, n'est-ce pas ? Est-ce donc pour cela que cette année, vous détournant des règles formatés d'hier, vous avez spécifié que les récits à "mourir de rire" seront acceptés ! Et même ceci, LE jour de la peur !!
Eh ! La peur ne fait plus peur ! Le rire, c'est plus facile et des auteurs ratés pourront atteindre le second objectif bien plus simplement, n'est-ce pas ?

Quel paradoxe ! Les auteurs de récits ont peur eux-mêmes de faire des récits en-dehors du rire, ou de sortir de la convention sous-jacente du "récit 'effrayant' de Jacque le Torturé".
Ce qui fait peur, c'est bien ça ! C'est de s'apercevoir que les récits effrayants, lors de la fête de la Peur, n'existe PLUS et qu'ils sont tous pareille!!
----

Imaginez donc, vous marchez en pleine nuit dans la ville éclairée.........
Non, vous n'imaginez pas !!! Vous lisez, mais vous n'imaginez pas assez...... Voir pas du tout.
Pourquoi ? Car peut-être que vous ne voulez pas vous attardez sur ce texte plus longtemps et que vous en avez encore trois autres à finir.
Vous ne vous imaginez donc pas en train de marcher dans la rue en pleine nuit dans une ville.
Vous lisez, vous avez les images, mais ce n'est pas VOUS qui marchez dans la rue.
Refaites donc l'effort : pensez à la fois où, lors d'une sortie avec du monde, vous vous retrouvez dehors dans une ville, seul, pour rentrer.
Vous est-il jamais arrivé d'être seul, dans la ruelle ?
Le seul son que vous entendez, c'est vos pas sur le sol dur.
Vos oreilles sifflent encore du bruit que vous venez de quitter.
N'est-il pas étrange comme soudainement, l'écho de nos pas nous parviennent si distinctement ?
Vous regardez les murs et vous voyez votre ombre passé d'un éclairage à un autre, perpétuellement.
Votre ombre s'étend, s'étend... s'étend jusqu'à ce qu'elle pâlisse et qu'un nouveau éclairage renforce une nouvelle ombre, inverse, qui estompera l'ancienne.
Vous avez sans doute remarquer ce phénomène et vous le savez déjà. Mais vous n'avez rien à faire d'autre que penser et regarder...
Après quelques minutes, vous voyez un groupe de jeune adulte au loin sur votre trajet.
Ils parlent fort, ils rient et semblent, à l'évidence, être assez éméchés.
Vous avez déjà lu des choses à propos de ce qu'on est capable de faire en étant bourré.
Vous n'avez pas peur, mais vous êtes sur vos gardes et vous réfléchissez à ce qu'il faudrait faire en cas d'agression... Juste au cas où.
Lorsque vous les croisez, vous les regardez....
Un des types vous regarde...
Peut-être que les autres vous regardent du coin de l'oeil...
Ils ne semblent pas non-plus agressifs.
Vous vous éloignez toujours, sans vous retourner...
Leurs rires sont dans votre dos et vous les entendez de moins en moins.
Vous êtes à nouveau dans le silence et vous ré-entendez l'écho de vos pas dans la ruelle.
Après quelques temps, sur le trajet, vous vous apercevez qu'il manque un point de lumière un peu plus loin.
Vous continuez toujours. Vous n'allez pas non-plus vous arrêtez, ou ralentir.
Au contraire, même, vous commencez légèrement à accélérer pour accéder au plus vite au point de lumière plus lointain.
Vous vous mettez à nouveau sur vos gardes et vous vous rassurez en vous disant que de toute façon, si quelqu'un veut vous agresser ici, vous n'aurez qu'à crier et quelqu'un viendra bien à votre aide.
Vous continuez toujours jusqu'à être dans un noir important mais vous connaissez la rue de jour et la lumière plus loin sert de guide.
Puis vous entendez des pas lointain, à une distance assez grande.
Il s'agit d'un homme qui va dans la même direction que vous.
Vous continuez à vous imaginer, en cas d'agression, ce que vous ferez.
Vous pensez que vous aurez le temps de courir si l'homme semble plus fort que vous. Mais si au cas où il vous rattrape, vous auriez eu le temps d'appeler des renforts... Bref, vous vous rassurez. Mais, dans votre tête, vous avez aussi lu le faits divers et vous savez que des morts par agressions arrivent si souvent par nuit qu'on n'en parle même plus...
Puis peu à peu vous rejoignez le point de lumière.
L'homme vous a dépassé.
Et vous vous tournez vers la gauche avant d'ouvrir la porte de votre maison chaude et douillette.

Ce texte vous a fait peur ? Non ? Évidemment, car cette situation commune et banale fait rarement peur dans la lecture. Comment oubliez que vous êtes chaudement installé au coin du feu en train de lire ce récit ?
Non, vous n'êtes pas en train de marcher dans la rue. Cependant... Si un jour, cela vous entrez dans une de ses situations et que vous repensez à ce récit... Ne commenceriez vous pas à devenir paranoïaque puis effrayé au bout d'un temps ? Est-ce que quelqu'un parmi vous aura le courage de sortir de chez soi, après cette lecture, et vous dirigez dehors pour tenter l'expérience après la lecture ?
Mais comme dit plus tôt : ce qui est effrayant, c'est que les récits ne nous font plus peur ! Ou alors, il faut demander le suspense ou l'humour... Mais ce n'est plus de la peur....


[HRP] J'ai essayé d'être volontairement ambigu sur la position effective du récit de manière à ce qu'il colle à la fois au monde des Douze et au monde réelle (l'éclairage existe, mais pas à l'électricité évidemment, et la "ville" est évidemment une ville comme Astrub ou Brâkmar. Cependant, pour optimiser l'expérience, j'ai essayé que cette situation vous la connaissiez en tant que personne réelle aussi en tant qu'homme).
Mon but était de sortir des sentiers battus et rebattus pour décrire une peur plus intéressante qui est-celle que nous connaissons tous les jours mais qui nous effraie peu, voir pas du tout en lecture.
J'ai tenté une syntaxe différente dans le "récit" noyau en revenant allègrement à la ligne. Un style différent pour enchaîner les lignes de manière plus rapide ce qui est plus ou moins voulu.
Peut-être ai-je pris des risques idiots, mais je préfère tenter que de rester dans un créneau encadré de la "facilité".
J'ai joué avec les paradoxes de la fête se voulant effrayante mais qui, du même temps, fait plus rire qu'autres choses. Surtout que ce paradoxe se retrouve dans votre consigne qui "autorise" les récits qui font rire.
Évidemment, un récit plus ou moins critique du monde, amère et défaitiste comme Ainex adore le faire. [/HRP]
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