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 Leena la fée noire

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Sidalee
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MessageSujet: Leena la fée noire   Mer 14 Avr 2010, 18:34

Ses yeux contemplait la plage. Une fois encore elle allait débarquer sur ce continent gigantesque. Une fois encore elle venait chercher de quoi faire terre ce maudit démon... Le bateau en ruine finit enfin par accoster, encore doucement bercée par les petites lames de l'océan. La fée se posa doucement sur le sable doux et chaud des calanques Astrubiennes. De ses deux minuscules mains, elle prit une poignée de sable et contempla le contraste des couleurs du sable et de celle de sa peau, noir charbon, à peine visible dans cette nuit sombre sans lune. Une Longue nuit sombre. Sombre et déprimante...
La petite guerrière observait cette peinture idyllique, merveille des cieux obscurs. Ce ciel étoilé était le point de chute de ses réjouissances. Il était temps pour elle de retomber dans son affreuse agonie. Doucement, elle clôt ses paupières et se lança dans son éternel réminiscence. Elle se mit à parler, à elle même, en elle, pour elle...


"-Je viens de loin, très loin. Une ile, n'existant sur aucune carte. Cette ile est l'endroit où je suis née, où j'ai vécu et où j'ai grandi. Lyrellia. C'est le nom de cette ile. Ma famille m'a enseignée depuis mon enfance l'art des soins ainsi que les dogmes Eniripsiens. J'étais heureuse, du moins jusqu'à un certain âge. Cette ile était très belle et surtout très calme. Nous ne connaissions ni guerre, ni vol. Lorsque je devais utiliser mes atouts, ce n'était que lorsqu'un voisin se blessait avec ses outils. Mais alors que tout le monde aimait cette vie, moi, je ne voulais que voir d'autres choses, rêver un peu plus, connaitre plus de joies. Je me mis alors à attaquer tout ces livres. Je respectais ces manuscrits, tout d'abord par estime envers ces mots, créations divines de ma belle déesse, mais aussi parce que chacun d'eux détenait plus de secret que quiconque. Alors je me mis à lire.

Je mis bien trop de temps à me rendre compte que certains me regardaient étrangement. Je devins vite cette étrange personne, qui ne vivait que de lecture, que d'aventure, récits inventés, pastiche de la réalité. Moi même je ne sais pas pourquoi je ne veux rester tranquille, à vivre normalement. Mais chaque moment d'inaction me rendais faible. Je veux que ma vie soit pleine d'action. Cette obsession en était vite devenu maladive. On ne tarda pas à me donner ce sobriquet, ce nom de démon de l'ennui. Aujourd'hui encore je traine ce nom, ce nom que je donne à mon obsession, la fuyant comme je peux.

Mais tout ces livres me révélèrent bien des secrets comme je l'avais espéré. Un continent bien plus vaste existait, Amakna, surnommé le monde des Douze. J'appris bien des choses sur ce monde et même sur ces dieux que nous osions prétendre connaitre. Chaque nouveauté faisait bondir mon cœur. Mes rêves étaient peuplés de monstres et d'aventures. Obéissant à ces désirs, sans attendre et ne prévenant personne, je finis par partir de cette ile. Un bateau de fortune et assez de vivre pour une traversée, je fis mes adieux silencieux à cette terre qui m'avait vu naître.

Mon voyage fut une réussi, j'avais fini par débarquer sur ces criques, celles d'Astrub. Mon arrivée m'époustoufla, tout était différent. Les pichons, bien que bien moins colorés, étaient d'une taille époustouflante. Le sable fin semblait accompagner la rivière sous chacun des coups de cette dernière. Aussi fatiguée que ébahie, je me laissai projeter ce que j'allai encore découvrir. Tant de beauté et d'aventures m'attendaient. Je passai alors ma première nuit sur ce continent, sur cette plage. La tête vers le ciel, je finis par m'endormir, les yeux cherchant l'éther du ciel. Le firmament, noir comme la suie, était empli d'astres scintillants.

Je finis par trouver Astrub, ce village qui semblait pourtant aussi grand que mon ile. Ma première impression me laissa pantoise. Bousculée, piétinée, rudoyée... Je finis par tomber à terre. Je n'osais me relever. Etait-ce vraiment la vie de cette cité ? Tout le monde avait le regard dur, personne ne se souciait de moi. Les larmes me montèrent aux yeux. Jamais je ne pensais que cette vie était possible. Tout devait être en harmonie, pourtant, ce fut l'inverse que je découvrais. Mais alors que je continuais à me lamenter, une main sanglante s'arrêta devant moi. Un homme avait finit par avoir pitié de moi me semblait-il. Le torse nu, les vêtements en lambeaux, l'air inexpressif et le corps musclé. Je finis par accepter sa silencieuse aide en rougissant. Alors qu'il partait, toujours sans un mot, je me décidai de le suivre, éblouie par cette mystérieuse personne.

Il nous avait fallu plusieurs mois avant de nous marier. Je vivais cette vie d'aventure avec lui. Danma. Le nom de ce mari au visage inexpressif mais plein de fierté, et un amour qu'il savait si bien cacher. Ma vie semblait comblée de bonheur. Mais mes anciennes obsessions avaient finis par me rattraper. J'avais besoin de renouveau, quelque chose qui changerait tout le temps. C'est dans cet esprit que je finis par envisageait d'intégrer un clan de mercenaire. Aider les autres en gagnant ma vie. Quoi de plus beau pouvait s'offrir à moi après tout ? En peu de temps, je finis par y arriver. Maruxa, Nordul, Hat-Angelyne, Zaemone... Seetry et Aregan... J'avais pu connaitre tant de personne différentes, des vrais amis. Tous étaient cher à mes yeux.

Le temps passait, inexorablement. Une triste année, chacune de ces personne me fut arraché. Je finis même par perdre mon mari, mort par cette cruelle maladie, terrassée par une fièvre alors qu'il semblait pouvoir vaincre des montagnes. Et malgré toutes mes compétences de soins, je ne pus rien faire pour l'aider. Blessée et pleine de culpabilité, je me jura de ne plus jamais soigner, de ne plus chercher à rendre la vie ou de la préserver. Pendant longtemps, je me mis à me haïr, à me rendre coupable d'un crime que je n'avais pas commis, à me rendre responsable d'une mort naturelle. J'étais persuadée que je ne pouvais que retirer la vie, et non pas la donner.
Je ne pus me remettre de toute ces pertes. Seule Seetry réussit à rester à mes côtés, mais ce n'était pas assez. Je me résignai alors. Reprendre mon ancienne vie, retourner à Lyrellia. Dans des adieux déchirants, j'abandonnai mon unique amie sur ce continent.

Lorsque je revins, peu de personne avait réussi à me reconnaitre. J'avais grandi. Physiquement et psychologiquement. Mais à mon grand désarroi je pus remarquer que cet infâme démon avait aussi appris à grandir. Alors que je pensais rester à jamais sur mon ile natal, ce séjour ne dura au final que quelques mois. Durant ce temps, je n'étais qu'une frêle malade, la lassitude m'entrainant dans un état d'anéantissement total. Cet inlassable démon continuait son inexplicable oeuvre. Je ne pouvais vivre dans la tranquillité. Durant ce temps, mon esprit se forgea petit à petit. Je subissais chaque jour ces remarques blessantes. Anormal, différente, pernicieuse. Tout ces mots, qui me firent d'abord verser des larmes, finirent par m'apprendre à faire abstraction de ses sentiments. J'avais tout perdu sur ce continent, ma vie s'était effondrée, et à présent je n'était qu'une abjecte personne qui ne faisait que nuire à l'existence paradisiaque de Lyrellia. Plusieurs fois, l'idée de mettre fin à mon existence vient à moi. Mais je repensai alors à tout mes amis qui n'avaient pas eu ce choix de la vie ou de la mort. J'étais l'héritage vivant de mes amis, je ne pouvais mourir alors qu'eux voulaient vivre. Mon choix fut alors pris. Ni moi ni mes anciens amis et parents ne regrettions mon départ. Personne sur Lyrellia ne voulait encore de moi.

Mon voyage fut une fois encore calme, mais être seule tout ce temps me permit de me forger ce caractère froid et distant. La seule personne avec qui je pus encore m'entretenir normalement était Seetry. Ayant besoin de vivre et n'ayant plus aucun scrupule dans mes actes, redevenir mercenaire ne fut pas un choix dur à prendre. Au final, plus personne ne me connait réellement et je ne veux plus connaitre de monde. Je m'interdis tout bonheur, je ne pourrais pas le perdre. Je vais là ou je peux y gagner quelque chose. Je vais là ou le vent me porte. Je vis, c'est tout."


Lentement, la guerrière au visage insensible rouvrit les yeux. Ce n'était pas fini. Il fallait continuer à avancer pour ne plus retomber dans les méandres du passé. Elle commença sa route vers Astrub tout en reprenant son interminable monologue mental.

"Et pourtant je suis retombé dans cette horreur qu'est la naïveté, l'amour mielleux et toutes ses formes de niaiseries. J'osais prétendre à un bonheur nouveau dans le clan ainsi qu'avec ma seule véritable amie encore vivante. Seetry. Seetry qui défendait les couleurs de Brâkmar, Seetry la grande descendante d'une des plus puissante médiatrice de la cité pourpre, Seetry l'implacable qui croyait en ses propres principes... Seetry, celle sur qui je prenais exemple.
Seetry morte sur le champ de bataille, assassinée par une armée entière de Bontais sans honneur et abandonnée par tout ses frères d'arme de l'armée Brâkmaroise. Morte par la faute de tout ces chiens galeux des deux cités.

Comment vivre sans elle ? Comment imaginer une vie sans celle qui a partagée toute son existence ? Inconsolable et abattue, je ne savais plus quoi faire. Je n'avais plus la force de me battre contre qui que ce soit. Je ne voulais plus vivre, je ne voulais plus rien. Je suis donc revenu une fois encore à Lyrellia pour y finir mes jours. Que ce démon me dévore lentement, que l'ennui en finisse avec moi. Qu'il me tue.

Pendant de longs mois, ce démon me consuma. Ma chair se mit à se noircir jusqu'à devenir comme l'ombre de moi même. Ma niaiserie habituelle finit par se transformer définitivement en une haine farouche envers celle que j'étais. Jour après jour mes pleurs se transformaient en grognements puis en cris. Ce funeste mal invisible en moi ne voulait pas me retirer la vie. Il continuait inexorablement à me transformer et à éradiquer toute forme de pitié et de naïveté en moi. Leena la jovial était morte, mon cœur était définitivement fermé.

Après trois mois qui semblaient être des années entières, je finis par accepter le sort qui s'abattait sur moi. Ainsi que cette malédiction. Après trois longs mois de souffrance je finis par sortir de cette léthargie, changée, la peau noire comme la suie et mon coeur vide de sentiment. A présent ce démon m'habitait librement, mais je devais tout de même reprendre mes forces en luttant contre l'ennui, qui restait mon obsession majeure. Et je savais comment éradiquer ma maladie. Une nuit sans lune et sans étoiles je finis par prendre tout ce qui comptait à mes yeux, ma lame et la hache de Seetry, dernier souvenir de ma chère amie. C'est aussi durant cette même nuit que je pris le premier radeau pour retourner en ces terre bien plus familières, abandonnant une dernière fois ceux qui jadis avaient été mes amis et ma famille mais qui aujourd'hui voient en moi une autre personne, une personne aussi étrange que détestable à leurs yeux. Je voulais retourner là où le crime peut être récompensé et où les lames parlent plus que les simples mots. Je ne veux plus rien d'autres que des combats. Je ne veux plus de pitié, d'amour mielleux ou de naïveté. Je ne veux plus rien que e risquerais de perdre. je veux seulement calmer ce mal qui brûle en moi.
Mon ennui continue de me dévorer et je dois le nourrir. Il a terriblement faim."


La petite fée s'arrêta. A présent elle n'avait plus peur de manipuler qui que ce soit. Sa joie ne serait que d'apparence et elle n'hésitera plus à rien pour arriver à ses fins. Elle poussa doucement la porte du clan des mercenaires. Après tout, le crime paye bien, alors pourquoi ne pas en profiter ?


Dernière édition par Leena le Sam 09 Avr 2011, 01:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Leena la fée noire   Jeu 01 Mar 2012, 20:53

Leena est à ce jour de cercle cent quatre-vingt-quatorze.
Elle est capable de maîtriser le feu et peut pratiquer des secours moyens. Elle est souvent accompagné de Boulet, son fidèle dindon.

Elle est disponible généralement en fin d'après midi ou la nuit, mais ne fait que très peu de contrat d'entrainement, préférant de loin les accompagnements. Il est possible de la contacter par tofu pour un contrat mais inutile d'insister si c'est un non, ça ne fera qu'abaisser vos chances de la recruter pour votre demande.

Elle a accès jusqu'aux crocs de verre sur Frigost, peut aller aussi bien à Brâkmar qu'à Bonta pour des pierres d'âme.
Pour finir, elle est maitresse dans les six métiers suivants : Bijoutière, cordonnière, tailleuse, joaillomage, cordomage, costumage et à des larbins maître en alchimie, paysannerie, boulangerie et enfin dans l'art du minage.
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